NOTICE BIOGRAPHIQUE
Le défunt M. Berthelot est le beau-père de M. J.-P. de Martigny, autrefois gérant de la banque Ville- Marie et maintenant gérant de la banque Jacques- Cartier, à Hull ; père de M. Hector Berthelot, l’humoriste bien connu de Montréal ; cousin de M. le juge Berthelot de cette dernière ville, et petit-cousin de G.-F. Baillairgé, l’ex-député ministre des travaux publics du gouvernement fédéral à Ottawa.
Il était veuf de feue Mme Jane Berthelot née Mason, nièce de Mgr Turgeon, archevêque de Québec.
Il était natif de Québec même où il a passé une partie de sa vie au service du gouvernement, pour lequel il a rempli diverses missions à Toronto, Ottawa et Montréal.
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Il avait été mis à la retraite sous le gouvernement Mousseau. Il était homme de bieï avant tout et d'une piété remarquable.
Le Rév. Père Supérieur a fait une touchante allusion au défunt, hier, au prône. Il aurait souhaité que beaucoup de citoyens prissent exemple de ce vénéiable vieillard qui, malgré son grand âge, assistait chaque matin à la messe et rendait visite à l’église tous les après-midi, pratique qu’il n'avait cessé d’exécuter depuis l’âge de 18 ans.
Le défunt laisse un grand nombre de personnes qui lui étaient sympathiques.
La famille du défunt voudra bien accepter nos condoléances.
Extraits de “ Le Canada ”, (d'Ottawa), de lundi 18 décembre 1893,
L’Hon. Henri Gédéon Malhiot,
Juge de la cour supérieure, pour la province de Québec, domicilié à Aylmer, est le fils de feu Numidique Malhiot de Saint.Pierre-les-Becquets et de feue Dame Elisabeth Rou seau.
René Malhiot, son ancêtre, partit du bourg de Chastelvray, archevêché de Toulouse, France, et vint s'établir dans la seigneurie de Gaudarville en 1671; cette seigneurie est maintenant comprise dans la paroisse de Sainte-Foye près de Québec.
Le juge est né à Saint-Pierre-les-Becquets et il fit son cours d’études aux collèges de Nicolet, de Joliette et de Chambly.
Il fut recu avocat en 1858 et exerça sa profession aux Trois-Rivières.
En 1871 il fut élu député de l’assemblée législative de la province de Québec, pour Trois-
Rivières ; fut nommé membre du conseil exécutif
de cette province, üans l'administration de Boucherville, le 22 septembre 1874, et commissaire des terres de la Couronne, dans cette adminis- M tration,
Il fut Leader de l'assemblée législative, depuis son entrée dans l’administration de Boucherville, jusqu’en janvier 1876 époque où il fut nommé commissaire pour la construction du chemin de fer du nord entre Québec ét Ottawa.
En 1885 il fut envoyé à Rome, auprès du Saint- 18 Siège, avec M. Désiré Bourbeau alors député d’Arthabaska à la chambre des communes du Canada, pour s'opposer à la division du diocèse de Trois-Rivières, et pendant son absence, il fut élu maire de Trois-Rivières, poste qu’il occupa jusqu’à ce qu’il fut nommé juge de la cour supérieure, le 20 septembre 1888.
Le juge Malhiot épousa, en premières noces, PA Demoiselle Marie - Eugénie - Elisabeth LaBarre ( Labarre ) quatrième des seize enfants de feu D.-G. La Barre notaire de Trois-Rivières et d'Eugénie-Madeleine Badeaux ( quatorzième et dernier enfant, du second lit, du notaire Joseph Badeaux et de Geneviève Berthelot D’Artigny ), le 25 juillet 1865.
De son premier mariage, est née Jeanne-Eutichienne-Alice, le 24 octobre 1868 ; celle-ci épousa M. Eusèbe Mor:n, de St-Hyacinthe, en octobre
Madame Malhiot, née LaBarre, est décédée le 9 février 1876.
En octobre 1884, le juge épousa, en secondes
noces, Demoiselle Louise Olivier fille de l’honcrable L.-A. Olivier et de Dame Marie-Rose de