‹ Généalogie et notes historiques, etc., [microforme]Chapitre 85 sur 177 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

FAMILLE TRUDEIL,

Alliee à la Famille Baillsirge…Letourneau.

ARTICLE PREMIER

M. l'abbé Charles Trudelle, chapelain de l'Hôpital du Sacré- Cœur, à Québec, dans sa brochure, au sujet de la Famille Trudel, nous dit :

“ Le premier Trudel venu en Canada, vers 1650, portait le nom de Jean et il était,dit son contrat de mariage : fils “de Jean Trudel I, et de Marguerite Nouier (Noyer), de la paroisse de Parfondeval près de Mortagne au Perche”.

I] était tisserand.

A.-T. Fouque, curé de Parfondeval, du diocèse de Séez, par Mortagne, Orne, France, le 12 juin 1872, écrivait à M. l'abbé Chs. Trudelle, (chapelain de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Jésus, de Saint-Sauveur, Québec) en réponse à sa lettre datée, St.- François, Rivière du Sud, 7 mai 1872 :

“Il n’y a pas de Nouier ou Noyer à Parfondeval, mais j'ai entendu dire qu’il y en a dans le pays.

En 1647, M. Bouuier (Bouvier) était curé de Parfondeval ; dans les régistres de 1655, je trouve Jacques Trudel, fils de Jacques et (de) Anne Saillant, baptisé le 12 avril ; le dernier mars 1657, fut baptisé Robert Trudelle fils de Jacques et (de) Anne Saillant,

A partir de 1657, il n’y a plus de traces de Trudel dans les régistres paro:ssiaux.

Ce qui est certain, c’est que je n’ai présentement aucun paroïssien de ce nom à Parfondeval ; mais je sais qu’il yen a dans le pays, ou qu’il y en avait naguère, à Courgeoût, par exemple, tout près de Parfondeval.”

Quant à l’origine du mot Purfondeval, il me semble que ce mot vient naturellement de la situation topographique de la paroisse dont l’église et l’ancien, comme le nouveau, presbytère, ainsi que quelques autres maisons de la bourgade, sont situés sur le penchant méridional d’une vallée assez profonde, Pro-

» 11 ) . Q A NIP ! A c funda vallis ou Profundum vallis, d'où est venu naturelle-

ment Parfondeval ou Profondeval. Quoique ce vallon soit étroit, toutefois, sa forme gracieuse, relevée encore ca et là par des bouquets d'arbres et des taillis naturels et artificiels, en fait un joli paysage, Le village principal occupe le côteau du midi, Quatre routes le traversent en se croisant à angles irréguliers; vu de la côte opposée, il présente un ensemble d’un pittoresque, aussi varié qu’agréable. Dans le printemps, le tout offre aux yeux, un véritable parterre dont les routes sont les allées, et où des troupes de petits oiseaux, principalement des pinsons, des fauvettes, des bouvreuils et des rossignols viennent bâtir leurs tentes aériennes, Nous pouvons jouir aïcrs de la douceur du climat, de la beauté de la verdure et des fleurs, et des concerts innocents des gentils petits hôtes qui s’'ébattent près de nous,

Une chose manque au cœur du prêtre à Parfondeval, c’est le spectacle et le parfum de l'antique piété. Le souffle empoisonné de l'irréligion, a flétri jusqu'aux fleurs cachées dans nos humbles campagnes. A Parfondeval comme ailleurs, moins que bien ailleurs pourtant, on sacrifie beaucoup au Dieu du siècle, à ce Dieu qu'on affuble du nom et du manteau trompeurs de Progrès, et qui n’est au fond que Sutan Multiforme. Les sociétés secrètes, voilà le chancre qui pénètre partout et qui ronge tout. Si Parfondeval était chrétien, ce serait ici un petit paradis terrestre, car alors le côté moral serait

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le juste pendant du côté matériel qui est aussi charmant qu’un prêtre peut le désirer. Mon presbytère, caché comme un nid dans les bosquets où l’art a peu de chose à faire, est un délicieux ermitage. À quelques pas de ma demeure, la route de Mortagne à Mamers, traverse la vallée, du nord au midi, en décrivant une courbe d’un bel effet, et je peux, sans sortir de la solitude, jouir de la vue et entendre le bruit des voyageurs qui cireulent.”......….

ARTICLE DEUXIÈME

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