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DRESSAGE A L'ATTELAGE

Dressage à rattelage. — Agissez pour le dressage comme nous avons dit de le faire pour le « premier essai » .

Le jeune cheval écorche de partout et au moindre frottement ; souvent une blessure négligée devient douloureuse et provoque des défenses. C'est au cocher à prendre ses précautions; il devra enduire le culeron de suif ; généralement il ne le fait que quand le cheval rue. Il ne devra jamais toucher à l'extrémité de la queue, si elle vient d'être écourtée. Il pourrait faire tomber la croûte, provoquer l'inflammation de la plaie, et ainsi rétarder le dressage ou même le rendre impossible. Il devra prendre la queue francherpenf à pleine main et la lever très haut, puis il passera la croupière. Le culeron doit être débouclé du côté gauche chaque fois que le cheval sera garni ou dégarni (i) .

Le cocher ne devra pas passer la croupière par surprise; l'animal peut être trompé dans bien des circonstances ; mais il ne doit jamais être surpris, car il aurait peur, ou il croirait que vousmême êtes en crainte, et dans les deux cas il serait difficile.

La sous-ventrière devra être entourée de peau de mouton, dès qu'apparaît l'usure du poil; assurez- vous que le sellier a cousu la peau de façon efficace.

La sellette doit avoir une liberté de garrot suffisante et être placée assez en avant, sans quoi elle tirerait sur la croupière et déterminerait des ruades.

La plate-longe doit être placée très en arrière et le plus près possible du culeron, sous peine de demeurer inutile.

Le collier doit être plutôt étroit que large; s'il ballotte, il provoque des frottements sur les épaules et il se produira des blessures, des abcès ou des pincements quelquefois fort graves. S'il est trop court, il gêne la respiration; il faut pouvoir passer la main entre sa partie inférieure et le cou.

Au début du dressage, usez du collier de paille, comme nous vous l'avons recommandé, mais choisissez-le de bonne dimension.

(i) Au début, faire lever un membre antérieur par un aide.

Les selliers vous diront parfois qu'il'ne s'en fait que d'une taille ; c'est une erreur et s'il est trop grand il blessera aussi dangereusement qu'un autre.

Un collier de cuir ne doit pas blesser, s'il est soigneusement savonné à l'intérieur et bien ajusté.

Celui en jonc doublé de drap est très dur et très échauffant; il n'a que l'avantage d'être coquet et bon marché.

Il se fait depuis quelques années des colliers-bricoles dont on nous a dit le plus grand bien. Nous n'en pouvons parler, car nous les trouvons tellement laids que nous ne les employons pas.

Les pneumatiques sont excellents, mais ils sont d'un prix fort élevé.

Méfiez- vous du reculement; s'il remonte, il fera ruer le jeune cheval et bon nombre de vieux.

La bride doit être bien ajustée pour empêcher l'animal de s'en débarrasser, ou de voir derrière les œillères trop lâches ce qid se passe dans la voiture ; à la vue du fouet il pourrait s'emballer.

Si l'animal, une fois garni, vousse le dos ou couaille, n'essayez pas de l'atteler; faites-le promener en main par un homme monté sur un autre cheval, et l'élève s'habituera ainsi au contact et aux frottements du harnais à toutes les allures. Si vous ne pouvez employer ce moyen, ayez recours au travail en cercle à la longe.

Ayez un harnais d'une solidité à toute épreuve, capable de résister aux plus grandes violences.

Nous vous avons conseillé de mettre les guides au milieu du mors quand vous attelez un inconnu ; c'est plus prudent, croyonsnous, car vous pouvez tomber sur un sujet à bouche dure, immenable sur le banquet et vous seriez infailliblement emmené ; mais vous devez vous rendre compte dès la première sortie du genre d'embouchure qui convient.

Si le cheval refuse l'appui , qu'il porte au vent, qu'il se défende de la tête en la tournant en tous sens, ou qu'il ne parte pas, n'hésitez pas à changer le mors ; prenez-en un très doux, gros de canons et sans passage de langue; vous pourrez même le recouvrir de cuir .Vous

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