‹ Genevieve de Brabant melodrame en quatre actesChapitre 52 sur 63 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mines, GENEVIÈVE.

LE COMTE

En venant ici, j'ai entendu le son du cor; une troupe de cavaliers a passé près de moi, et parmi ces chasseurs j'ai reconnu mon ennemi, le duc de Brabant ; il était peu accompagné, sans armes et sans défiance. Robert, avec quelques-uns de les hommes, ne pourrais- tu te rapprocher prudemment de la chasse, épier le moment où le duc | serait séparé des siens? ,

ROBERT

Sans doute.

LE COMTE

Alors...

ROBERT

Je lo tuerais?

LE COMTE

Non, il me le faut vivant; il faut que je lui j rende avec usure scs outrages et ses supplices.

I Geneviève, qui a délié la corde qui retenait Steven. I - Tu les entends ?

STEVEN

Très-bien, et si je pouvais...

Tu es libre, sauve le duc de Brabant!

Elle 10 sauve vers la grotte , tandis que Steven te glisse dans le chemin creux.

ROBERT

Je vous promets qu'à moins que le ciel le protège, vous aurez ce soir votre ennemi, pieds et puaigs liés, sous votre tente ; mais à quel signe reconnaltrai-je le duc de Brabant? je ne l’ai jamais vu.

LE COMTE

A une large cbaiue d'or qu’il porte sur la poitrine.

ROBERT

C’est bien.

LE COMTE

Séparons-nous.

ROBERT

Ab! monseigneur!...

LE COMTE

Qu’avez-vous?

ROBERT

Cet homme... ce soldat a brisé les liens qui le retenaient, il nous échappe !

LE COMTE

Il nous a entendus peut-être : h&tez-vous d’agir avant qu'il ait prévenu l’escorte du duc.

ROBERT

Je vais vous conduire jusqu’à la lisière du bois, puis je viendrai rejoindre ces hommes, et avec eux je me mettrai à la poursuite de votre ennemi.

LE COMTE

Robert, je te ferai noble et chevalier si tu m’a- Miènes vivant encore le duc de Brabant.

lit ic («parent et dUparaissent.

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