SCENE VI
LE COMTE, JACOB, LE DUC, ROBERT, Deux Chevaliers de Courtrai qui retient près de le porte d'entrée.
LE COMTE, A JaCOb.
Approchez... ( Jacob s’avance et se place entre le comte et le duc. ) Avant do mettre la main sur I la couronne ducale, qui est A moi par droit de conquête , je veux qu’un arrêt infamant en dépouille l'assassin de Geneviève.
JACOB
L’heure de la justice est venue, seigneur comte: c’est pour punir l’ennemi de Geneviève que nous avons pris les armes cl que nous sommes ici. le peuple, derrière le rideau.
Noël ! Noël I
LE COMTE
Pourquoi ces cris?
le teuple, derrière le rideau.
Noël ! Noël I
LE COMTE
Pourquoi ces acclamalious ?
JACOB
Ils signalent l’arrivée, dans la salle du trône, du jage suprême devant lequel , vous et monseigneur le duc, vous allez comparaître.
LE DUC
Mais ce juge, quel est-il donc?
LE COMTE
vatiers de Courtrai .) Traîtres, vous êtes tous mes prisonniers.
tarder , le saisittant.
Non, monseigneur, c’est vous qui êtes le nôtre.
Jacob le saisit de son côté ; on l'entoure.
LE COMTE
Moi?
STE VER
Tcncz-le bien.
Oui, traître, tu es en mon pouvoir j car les hommes d'armes d’ Y près et de Courtrai n’obéissent qu’à Geneviève do Brabant, et les hommes d’armes d’Ypres et de Courtrai, éclairés et détrompés par elle, occupent toutes les issues... Comte de llainault, tu seras jugé par ceux-là même que tu avais assemblés, et ta sentence sera prononcée par le duc de Brabant, ton seigneur suzerain... Arrière, vassal... ( Descendant du trône et allant au duc.) Seigneur, reprenez votre place, reprenez votre couronne.
L« Duc lui boite la main, l’inncc près du trône; deui page* le revêtent du manteau ducal ; ensuite il monte les degrés, et, quand il se tourne vers l'assetnbtér.Yandrr s'écrie : A/ ort au traître !
TOCS.
Mort au traître!
LE COMTE
Poim de débat, inutile. ..Duc, ce no sont point de. juges que je te demande, c'est un bourreau.
LE DUC
Oui, quel est-il?
jacob, écartant les rideuux.
Regardez.
A ce moment, les rideau* t'enlèvent cl lais-tcnl voir la tille du troue occupée par des hommes d'armes d'Ypres cl de Courtrai ; sur le trône est attise Geneviève; derrière elle est Marguerite, et des dames d'honneur sont à ni côtés, des pages tout tur Ici degrés; les chevaliers de Brabant, d'Ypres et de Courtrai sont au pied du troue, l'épé« à la main ; au milieu d'eux cat Vandcr ; Robert désarmé est sur la gauche du théâtre gardé par deu« soldait. Slevcn est auprès de lui et le surveille. Au moment du changement tout oient: Noël! Nurll
le comte et i.b duc, ensemble Geneviève I
le duc, avec joie.
Elle existe !
le comte, arec terreur.
Elle existe !
CBNEviÈVE , se levant et avec force.
Oui, Geneviève existe,, et si Dieu l’a laissée vivre, c'est pour qu'elle pût démasquer un fourbe et punir un infâme.
le comte, avec fureur.
gardes !... ( Courant aux chc-
: - vj*
S «dresser, p>W pècwincé pdurrtmV v<
DiaMc.
— r --. . vwmuuiiui'r ion ame
à Dieu.
strven, à part.
Ou plutdt au diable I
O. ». entraîner le comte.
LE DOC
Mais aupararant tu verras le triomphe dccellcque tu voulais perdre. . Approchez, Geneviève ( Ge-
tu «'< du trône , en morne les degrés et se place devant le duc. ) Si je reprends celte couronne que vous seule m'avez rendue , c’est pour la poser sur la tète do la plus noble cl de la plus vertueuse des femmes.
fl prend 1. couronne de. main, du page qui la tenait et la pose sur la «f ie de Geneviève, qui .'et agenouille» de vau. lui; le duc la relève ensuite et elle.epl.ee k cote de
8TEVER, à part.
cela r' P0Urt4Dt siml ^“aventure qui a fait tout
Acclamation, nouvelle.: Kotl! Noël! La pa „, TO : ... .ment placé, devant fe Irène pendant le ronronnement
,'d T TJ”"*" j°‘' de chevalier,
et homme, d V». , qui agitent leur, épée, et lenn
lances eu ngnod. triomphe. TUd.au, U rideau tombe.
lu.ique, à N. Hostie, chef d'orchestre, au théitre de. Fotic-Dramalie™. n i a,
rmcot monlcr Geneviève de Dr. Uni en .. .ervant de. décorai, ou .! 3?, cc.tomlT 1c
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Imprimerie de V- Itoxotv-Dorad , nie Saint-I.ouis ,n" è6, au Marais