SCENE XV
adrien, près de la porte, tremblant de joie et n'osant entrer.
Est-ce vrai... Monsieur., est-ce vrai? celte lettre que vous venez d'écrire au colonel... et où vous lui disiez que c'est moi... que vous choisissiez?
Eh! oui... Et à moins que tu ne refuses encore de faire honneur à ma signature. ..
Adrien, entrant vivement.
Oh! non, Monsieur.... (avec timidité) mais Ma-
demoiselle!..
Geneviève, regardant Adrien qvec tendresse. Mademoiselle..... obéit comme toujours a sow père! .
(Adrien veut s' élancer vers elle pmr la renier--
cier; elle l'arrête d'up- geste.) CLÉRAMBOUiv,'.,, cite joie f,> prenant le brasse
sa fille.
Et tu fais bien, ma fille... tu rais bien! Quani a l'époque du mariage... nous verrons..,, nous en
uEisEviKvii, tranquillement-.
Oui., nous en reparlerons... rien ne presse!
adrikn, à voix basse.
Mais Mademoiselle...
Geneviève, vivement.
Taisez-vous donc!
CLÉRAMBOURG
D'ici. . à un mois... ou deux...
Geneviève, froidement.
Ou trois... je profiterai de ce temps-là pour me rendre à Paris... chez ma tante.
clérambourg, vivement.
Toi, me quitter?..
Puisqu'elle m'attend... et qu'il n'y a pas de prétexte pour ne pas partir.
cléràmbourg, avec impatience.
Mais si tu te mariais cependant...
Ah! c'est différent! ce serait elle alors qui
serait forcée de venir.... et ça la dérangerait peutêtre.
cléràmbourg, de même, et tenant toujours sa fille sous le bras.
Qu'est-ce que ça me fait... je vais lui écrire... lui faire part de ton mariage...
A la bonne heure...
cléràmbourg,, emmenant toujours sa fille sous le bras.
Et lui apprendre qu'il aura lieu d'ici à huit
jours.
(Adrien fait un geste de joie.
Geneviève, froidement.
Comme vous voudrez.
(En parlant ainsi, Cléràmbourg a emmené sa /lifé jusqu'à la porte du fond. Il se retourne alors et aperçoit Adrien qui est resté seul sur le devant du théâtre à gauche.)
cléràmbourg, à Geneviève.
Et ton mari qui reste là?...
Geneviève^ d'un air naturel. C'est vrai... je l'oubliais.
cléràmbourg, à sa fille, et d'un air de reconnaissance.
C'est gentil ce que tu me dis là... (A Adrien) Allons, viens donc!
Geneviève, tendant la main à Adrien.
Eh! Gui, Monsieur... venez donc!...
(Adrien se précipite sur la main de Geneviève, qui la lui donne àbaiser, pendant qu'elle donne toujours le bras à son père.)