LA CALÉDONIE OU L'ANCIENNE ECOSSE
Quatre pierres couvertes de mousse marquent sur les bruyères de la Calédonie la tombe des guerriers de Fingal. Oscar et Malvina ont passé, mais rien n'est changé dans leur solitaire patrie. Le montagnard ecossois se plaît encore à redire les chants de ses ancêtres ; il est encore brave, sensible, généreux; ses mœurs modernes sont comme le souvenir de ses mœurs antiques; ce n'est plus, qu'on nous pardonne l'image, ce n'est plus la main du barde même qu'on entend sur la harpe, c'est ce frémissement des cordes produit par le toucher d'une ombre, lorsque la nuit, dans une salle déserte, elle annonçoit la mort d'un héros.
Carril accompanied his voice. The music was like Ihe memory of joys that are past, pleasant, and mournful to Ihe soûl. The ghosts of departed bards heard it from Slimora's side, soft sounds spread along Ihe wood, and the silent valley of night rejoice. So when lie sits, in the silence of noon, in the valley of his breeze, the humming of the monntain's bee cornes to Ossian's car : the gale drowns it often in its course; but the pleasant sound returns a gain. « Carrii accompagnoit sa voix. Leur musique, pleine de douceur et de tristesse, ressembloit au souvenir des joies qui ne sont plus. Les ombres des bardes décédés l'entendirent sur les flancs de Slimora. De foibies sons se prolongèrent le long des bois, et les vallées silencieuses de la nuit se réjouirent. Ainsi, pendant le silence de midi, lorsque Ossian est assis dans la vallée de ses brises, le murmure de l'abeille de la montagne parvient à son oreille; souvent le zéphyr, dans sa course, emporte1 le son léger, mais bientôt il revient encore. »