‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 141 sur 322 · DES CONSTITUTIONS MONASTIQUES · texte numérisé non relu

DES CONSTITUTIONS MONASTIQUES

On doit sentir que ce n'est pas l'histoire particulière des ordres religieux que nous écrivons, mais seulement leur histoire morale.

Ainsi, sans parler de saint Antoine, père des cénobites, de saint Paul, premier des anachorètes, de sainte Synclétique, fondatrice des monastères de filles; sans nous arrêter à l'ordre de Saint-Augustin, qui comprend les chapitres connus sous le nom de réguliers; à celui de Saint-Basile, adopté par les religieux et les religieuses d'Orient; à la règle de Saint-Benoît, qui réunit la plus grande partie des monastères occidentaux; à celle de Saint-François, pratiquée par les ordres mendiants, nous confondrons tous les religieux dans un tableau général où nous tâcherons de peindre leurs costumes, leurs usages, leurs mœurs, leur vie active ou contemplative et les services sans nombre qu'ils ont rendus à la société.

Cependant nous ne pouvons nous empêcher de faire une observation. Il y a des personnes qui méprisent, soit par ignorance, soit par préjugés, ces constitutions sous lesquelles un grand nombre de cénobites ont vécu depuis plusieurs siècles. Ce mépris n'est rien moins que philosophique, et surtout dans un temps où l'on se pique de connoître et d'étudier les hommes. Tout religieux qui, au moyen d'une haire et d'un sac, est parvenu à rassembler sous ses lois plusieurs milliers de disciples,

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