‹ Génie du christianisme: et Défense du génie du christianisme: avec notes et éclaircissementsChapitre 219 sur 322 · PAPES ET COUR DE ROME, DÉCOUVERTES MODERNES, ETC · texte numérisé non relu

PAPES ET COUR DE ROME, DÉCOUVERTES MODERNES, ETC

Avant de passer aux services que l'Église a rendus à l'agriculture , rappelons ce que lès papes ont fait pour les sciences et les beaux-arts. Tandis que les ordres supérieurs travailloient dans toute l'Europe à l'éducation de la jeunesse, à la découverte des manuscrits, à l'explication de l'antiquité, les pontifes romains, prodiguant aux savants les récompenses et jusqu'aux honneurs du sacerdoce, étoient le principe de ce mouvement général vers les lumières. Certes, c'est une grande gloire pour l'Eglise qu'un pape ait donné son nom au siècle qui commence l'ère de l'Europe civilisée, et qui, s'élevant du milieu des ruines de la Grèce, emprunta ses clartés du siècle d'Alexandre pour les réfléchir sur le siècle de Louis.

Ceux qui représentent le christianisme comme arrêtant le progrès des lumières contredisent manifestement les témoignages historiques. Partout la civilisation a marché sur les pas de l'Évangile, au contraire des religions de Mahomet, de Brama et de Confucius, qui ont borné les progrès de la société et forcé l'homme à vieillir dans son enfance.

Rome chrétienne étoit comme un grand port qui recueilloit tous les débris des naufrages des arts. Constantinople tombe sous le joug des Turcs : aussitôt l'Église ouvre mille retraites honorables aux illustres fugitifs de Byzance et d'Athènes. L'imprimerie, proscrite en France, trouve une retraite en Italie. Des cardinaux épuisent leurs fortunes à fouiller les ruines de la

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