CÉRÉMONIES ET PRIERES DE LA MESSE
Il ne reste donc plus qu'à justifier les rites du sacrifice1. Or, supposons que la messe soit une cérémonie antique dont on trouve les prières et la description dans lès jeux séculaires d'Horace, ou dans quelques tragédies grecques : comme nous ferions admirer ce dialogue qui ouvre le sacrifice chrétien!
f. Je m'approcherai de l'autel de Dieu.
r). Du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
f. Faites luire votre lumière et votre vérité; elles m'ont conduit dans vos tabernacles et sur votre montagne sainte.
R>. Je m'approcherai de l'autel de Dieu, du Dieu qui réjouit ma jeunesse.
y. Je chanterai vos louanges sur la harpe, ô Seigneur! Mais, mon âme, d'où vient ta tristesse, et pourquoi me troubles-tuf
r\ Espérez en Dieu, etc.
Ce dialogue est un véritable poëme lyrique entre le prêtre et le catéchumène : le premier, plein de jours et d'expérience, gémit sur la misère de l'homme pour lequel il va offrir le sacrifice; le second, rempli d'espoir et de jeunesse, chante la victime par qui il sera racheté.
Vient ensuite le Confiteor, prière admirable par sa moralité. Le prêtre implore la miséricorde du Tout-Puissant pour le peuple et pour lui-même.
Le dialogue recommence.
f. Seigneur, écoutez ma prière!
R1. Et que mes cris s élèvent jusquà vous.
Alors le sacrificateur monte à l'autel, s'incline, et baise avec respect la pierre qui dans les anciens jours cachoit les os des martyrs.