‹ Gens de merChapitre 35 sur 39 · LES SAINTS DE LA SARDINIÈRE · texte numérisé non relu

LES SAINTS DE LA SARDINIÈRE

[Chez le peintre Guillou à Concarneau,] Alfred GUILLOU, peintre. — ÇOISIK, sardinière.

GUILLOU, heureux d'avoir terminé son tableau des sardinières de Concarneau, fredonne :

Au bord de l'eau,

A Concarneau, Il ya des joli's filles

Que les mat'lots

D' tous les bateaux Trouv'nl bougrement gentilles.

Eh bien! j' crois qu' ça yest, p'tit' Çoisik; Grâce à vous mon tableau s'ra chic.

Mais vous n'avez pas Fair d'ètr' gaie.

Vous paraissez tout' fatiguée.

ÇOISIK.

Un p'tit peu; mais ça n'y fait rien, Maint'nant qu' c'est fini, je m' trouv' bien.

GUILLOU

Ça vous esquinte alors, la pose?

ÇOISIK.

J' m'en aperçois pas parc' qu'on cause ; Mais, comm' j'ai un' p'tit' qui va v'nir, J' suis pas fâché' d' vous voir finir.

GUILLOU

Voulez-vous que j' vous offr' quèqu' chose?

ÇOISIK.

Oui, j'ai un' grosse envi', mais j'ose Pas vous d'mander.

GUILLOU

Dit's c' qu'i' vous faut ?

LKS SAINTS DK I.A SARDINIERP] 211

(lOISlK.

,]' voudrais qu' vous m' donniez un pinceau Et d' la peintur' bleu'.

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