Cod. Théod., \'I, tit. vu, 1 (Haenel, p. b
9. Notit. Occ, V, VI. « Vir illustris magister ped., equit. pi'cesentalis ».
10. R. Gagnât, Mag. ped., equit., inilit. [loc cit., p. lo2(i).
la milice, se trouvait donc privé du commandement suprême de l'armée et mis hors d'état de ftiire prévaloir sa volonté. Après s'être servi de lui pour renverser l'empereur imposé par Théoderic, le Sénat réussissait, grâce à l'intervention du nouvel empereur de Constantinople, à le frustrer de l'espérance de se rendre maître du pouvoir, sous un empereur de son choix.
Majoricn était un homme de grande valeur. Il était, dit Sidoine Apollinaire, actif, A'igilant, infatigable, toujours prêt au travail, plein d'ardeui' et de courage dans le danger, où on le suivait avec joie, parce que son caractère et son courage inspiraient confiance \ Ses vues étaient hautes, et rien ne l'arrêtait dans la poui'suite de ses enti'eprises ' ; désintéressé et généreux, il savait se contenter de peu, et même alors qu'il avait peu, donnait libéralement ^; d'un esprit gai et ouvert, il se montrait volontiers enjoué, mais toujours avec distinction et dignité \ A ces quahtés, il joignait celles du corps et de l'adresse dans tous les exercices militaires^. Son grandpère maternel, nommé aussi Majorien, avait été créé par Théodose le Grand, en 379, général de la cavalerie et de l'infanterie dans la Pannonie ou dans l'IUyrie orientale ®. Son père, très dévoué à Aëtius, avait rempli des fonctions importantes dans l'administration du fisc. \ Lui-même avait appris le métiei' des armes en servant sous Aëtius, et, très jeune
1. Sid. ApolL, Carmen v; — Procope, De bello vaiuL, i, 7 (C. S. H. D., p. 342).
2. Ibid, vers loO et suiv. (P. L., t. LVIII, p. 663 ; — .1/. G., A. A., t. VHI, p. 191).