Idace, Chron., n» 228 (p
4. Les Visigoths ne s'emparèrent, semble-t-il, que de la région de Poitiers, qu'avait occupée peut-être jusqu'alors une garnison de Sarmates et de Taipliales dont il est fait mention dans la Notilia Occidentis : « l'raifectus Sarmatarum genlilium et Taifalorum gentilium Pictavis in Gallla » (iVo<. Occ, XL ; édit. Bôcking, p. \.22; —Annoi.ad. Not. Occ, pp. 268 et 1082).
5. Les Fasti vindobonenses priores (n''594, a. 465 ; édit. Mommsen, M. G., A. A., t. IX, p. 303) portent qu'il mourut le 15 août 465 (XVIII Kal. sept.). Cette date semble inadmissible, car une constitution de Sévère, adressée à Basilius, préfet du prétoire d'Italie, est datée du VII Kal. oct., Hermenericho et Basilisco coss., c'est-à-dire du 25 sept. 465 (Nov. Severi, lit. II, De corporatis ; llaenel, pp. 338-340). Il y a donc une faute dans le texte des Fasti vindob. ou dans la date de celte constitution.
Idace [Chron., n» 231 ; M. G., A. A., t. XI, p. 33) dit que Sévère mourut dans la quatrième année de son règne, donc avant le 19 nov, 465, jour où il serait entré dans la cinquième année depuis son avènement. Le comte Marcellin (Chron., a. 465, 2; M. G., A. A., t. XI, p. 89) indique l'année de sa mort sans préciser aucune date, et Jordanès [Getica, xlv), peu exact suivant sa coutume, dit qu'il mourut à Rome dans la troisième année de son règne, ce qui est contraire aux faits.
le fit cmpoisonnor à Roino dans 1(^ palais'. On no voit pas quel avantage Réeinier pouvait trouvera se défaire d'un prince sous le nom duquel il fut constaninient le véritable maître, et qui ne parait pas a^'oir montré la moindre velléité d'indépendance.
Après la mort de Sévère, le trùne demeura vacant à Rome. L'empereur Léon se trouva ainsi seul souverain de tout l'Empire; mais en Occident, sa souveraineté n'existait que de nom, le pouvoir était aux mains de Récimer. Ce barbare, ne pouvant prendre la pourpre pour lui-même. a\"ait intérêt à perpétuer un état de choses qui lui permettait d'être ouvertement maître absolu en Italie, et le Sénat n'avait ni le droit, ni les moyens d'étal^lir un empereur sans l'assentiment et l'appui de celui qui régnait à Constantinople. Or Genséric ne cessant de demandei-, avec insistance, qu'on donnât l'Empire à Olybrius^, Léon, qui ne pouvait accepter un collègue imposé par le roi des Vandales, ne pouvait non plus donner l'Empire à un autre, sans fournir à Genséric une occasion de rompre la paix et d'étendre ses ravages en Orient. Cette situation, se prolongea pendant près de deux ans, ou plus exactement pendant un an et huit mois environ ^
Durant ce long interrègne, l'Empire et les Vandales s'appli- (juèrent à l'envi à se ménager des alliances. 11 y eut à cette époque toute une série de négociations diplomatiques, entre Geiiséric d'une part, l'empereur Léon d'autre part, et les barbares fixés en Gaule et en Espagne. Au moment de la mort de Sévère, une entente s'était établie, ou était sur le point de s'étabhr entre les Visigoths et les Suèves, à la suite d'ambassades échangées depuis quelque temps déjà entre Théoderic et Rémismund, le fils de jNLasdras, devenu seul roi de tout son
1. Cassiodore, Chron., n» 1:280, a. 465 [M. G., A. A., t. XI, p. lo8).