‹ GenséricChapitre 133 sur 266 · Idace, loc. cit · texte numérisé non relu

Idace, loc. cit

envoyés vers Genséric prirent peur et revinrent en toute hâte ; les Suèves firent de même * . Rémismund rappela aussi les troupes qu'après le départ de ses ambassadeurs il avait, comme à son ordinaire, dispersées en divers endroits pour faire du butin, mais peu de mois après, il passa lui-même dans la Lusitanie où, en 467, il surprit et pilla, en pleine paix, la ville de Conimbrica^, dont il ruina les maisons et une partie des murailles, et dont il emmena captifs ou dispersa les habitants ^ De ces faits il faut conclure que les Goths et les Suèves, tout en traitant avec l'empereur, penchaient \ers l'alliance de Genséric, et qu'ils n'en furent détournés que par la crainte des armements qui se faisaient dans l'Empire et qui les exposaient, si la puissance des Vandales était abattue, à ^^oir toutes les forces romaines retomlDcr sur eux. Cette crainte explique le rappel et la concentration des Suèves ; ils reprirent leurs habitudes de dévastation et de pillage dès que le danger d'une victoire de l'Empire leur parut éloigné. De continuels ouragans et les obstacles que l'état de la mer opposait à la navigation firent échouer en effet, en 466, l'expédition qui les avait effrayés et qui a\'ait été préparée par Récimer, selon toute apparence, car Léon n'avait point encore pris une attitude ouvertement hostile aux Vandales*.

L'année suivante, en 467, Genséric, n'ayant plus rien à craindi-e du côté de l'Italie et V03'ant sans doute qu'il n'obtiendrait point ce qu'il exigeait de l'empereur Léon, rompit la paix avec l'Orient. Sous prétexte de dégâts commis sur les côtes de l'Afrique par des vaisseaux de cette partie de l'Empire, il fit de grands ravages dans le Péloponèse, dans les

1. Idace, Cliro7i., n"^236, 240 [M. G., A. A., t. X[, p. 34).

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