‹ GenséricChapitre 135 sur 266 · Tillemont, Empereurs, t. VI, p. 342, édit. de Venise · texte numérisé non relu

Tillemont, Empereurs, t. VI, p. 342, édit. de Venise

Procope, père d'Anthemius, s'était illustré en taillant en pièces, ran42fî. les meilleures troupes du roi des Perses, nommées les Immortels (Socrate, Hisl. écoles., vu, 20; Migne, P. G., t. LXVII, p. 780). Il avait eu. après cette victoire, l'honneur d'être chargé, avec Hélion et Anatolius (Socrate, loc. cil.;— Théophanes, Ckronof/r., a. 421; C. S. H. B., p. 134), de conclure la paix. (Sid. Apoll., Carmen u, 15: P. L., p. 643). Idace(C/i/'o«., n<'234, M. G., A. A., t. XI, p. 34) dit qu'Anthemius était frère et non fils de Procope. Sidoine Apollinaire devait être mieux renseigné qu'Idace.

7. Sid. Apoll., Carme?i II, 94 et suiv. (P. L., t, LVill, pp. 644-645; -- M. G., .4. .4., t. VIII, p. 176).

Anthemius, grand-père maternel de l'emijereur de ce nom. était petit-fils de FI. Philippus, préfet du prétoire d'Orient sous Constance, de 346 à 351, et consul en 348 (Borghesi, t. X, Praef. Prœt. Or., xi, pp. 209,213 : — Edouard Cuq, Ibid.. p, 212). Cet Anthemius fut nommé préfet du prétoire d'Orient entre le 30 juillet 404 et le 10 juillet 403, vraisemblablement en

l'empercui' Marcieii'. Mareien l'avait élevé en peu de temps et quoique très jeune aux plus hautes dignités. Consul en 455, il avait été créé patrice et maître des deux milices ^ S'il faut en croire son panégyriste, ce fut à son refus d'accepter l'Empire que Léon dut d'y être élevé après la mort de Mai'cien-\ Sous Léon, il remplit divers emplois, remporta des victoires sur les Huns '", et à l'époque où il fut appelé à régner en Occident, il commandait à Sestos la flotte de l'Hellespont '.

Sidoine Apollinaire cite de lui un fait qui lui fait plus d'honneur que toutes les louanges prodiguées dans son panégyrique officiel. Sous son règne, écrit-il, il était permis de témoigner pul)liquement de l'amitié pour des gens qui avaient été condamnés comme ennemis de l'État ^ Il fut, dit-on, un prince très chrétien et gouverna avec piétt'^ Cependant un auteur païen de cette époque prétend qu'il n'était point défavorable au paganisme et qu'avec un païen, nommé Sévère, qu'il avait amené à Rome et qu'il éleva au consulat en 470, il avait formé le projet de l'établii' l'ancien culte' . Ce fut peut-èfre un

ootol)re 404 (Edouard Cuq, OEucres de Borf/liesi. t. X, p. i95, Prœf. Prœt. Or., .XLi et XLii). La dernière constitution qui lui est adressée en qualité de préfet est du 17 février 415, mais il resta en charge jusqu'au milieu de l'année suivante (Edouard Cuq, Œuvres de Borghesi, t. X, p. 30o, Prœf. Prœt. Or., xlvu, xlviii; — Tillemont, Empereurs, t. V, p. 475; t. Vi, pp. 2-4).

1. Sid. Apoil., Carmen u, vers 482 (P. L., p. 656; — .1/. (;., p. 185).

2. Ibid., 205 (P. L., p. 647). — 3. Ibid., 215 (P. L., p. 648). — 4. Ibid., 221-306 (P. /.., pp. 648-655). — 5. Ibid., 505 (P. L., p. 656).

n. Sid. Apoll., Ep.i, 7 (P. L., t. LYIH, p. 457, lio-. ] ; M, (;., j. A.,t VIH, p. 10).

Page 1