Théophanes, Chronogv., a. 461; p
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(lu iiiouillag-e des Romains, les Vandales niii-ent le feu aux ('Mil)airati()ns légères qu'ils remorquaient, et les laisst'i-ent aller au gré du vent sur la flotte impériale. Plus elle était nombreuse, plus rineendie s'y alluma rapidement, ear ])art(»ul où les barques se trouvaient portées, elles rencontraient des \aisseaux, s'attachaient à leurs flancs, et ne tardaient pas à causer leur ruine. Soldats et marins s'épuisaient en vains efforts pour repousser à l'aide de peirhes les brûlots et leurs propres navires déjà en flammes. Les cris confus, môles au sifflement du vent, aux crépitements de l'incendie, augmentaient encore le tumulte ; bientôt le désordre se mit dans les rangs des Romains. Les Vandales fondii'ent alors sur eux, les accablèrent de traits, et coulèrent une grande partie de lemescadre dont le reste fut mis en déroute ou capturé durant la poursuite V Suivant un récit d'une époque bien postérieure aux événements et dont l'autorité n'est pas considérable, Basiliscus aurait été le premier à virer de bord et à pi'endre la fuite ". Procope, plus digne de confiance, ne fait point mention de la conduite du général en chef pendant l'action. Il ne manqua point, dit-il, de Romains qui se montrèrent hommes de cœur ^. Jean Damonicus, que l'empereur Léon avait donné comme lieutenant au chef de l'expédition, tenta de racheter pai' des prodiges de valeui- la honte de la défaite*. Entouré d'ennemis, il réussit longtemps à défendre le navire qui le poi'tait, et lorsque enfin les Vandales s'en furent j-endus maîtres, il se jeta tout armé à la mer, préférant une mort
1. Procope, De bello vatul., i, 6, pp. 338-339 ; — Théophaiies, Chronogr., a. 461 ; p. 180; — Jean Lydus, De magistratibus I'. R., m, 43, 44 (C. S. IL B., p. 237).
2. Zonaras, Epit. histor., XIV, i, 25 [C. S. H. B., Zonaras, t. 111, p. 126) ; — Constantin Manassès, Compendiuni chronicum, 292'J (C. S. //. B., p. 12(i).