Procope, loc. cit., pp
■j. Procope, De bello vcuuL, i, 6 ; p. 340.
6. Fasti vind. priores.n" 601, a. 468 [M. G., A. A., t. IX, p. 305); — Pasc/uile Campanum [Ihid.} ; — Cassiodore, C/iron., n" 1283, a. 468 (.1/. (r,A. A., t. XI, p. 158).
7. Marcellinus cornes, Chron.. a. 468 (M. G., A. A., t. Xl, p. 90) ; — l'rocope, De bello vand., i, 6; p. 339, lig. 20).
8. « Ab iisdem dolo confoditur i)ro quibus palaiu venerat pugiiatiirus » (Marcellinus cornes, C/von., a. 468 ; M. G., A. A., t. XI, p. 90).
Ce fait est prouvé également par le mot attribué à Genséric : « L'Empire s'est coupé la main droite avec la main gauche. » ^Photius, liiblio- Iheca, 242; P. G., t. CIll, p. 1274).
d'aucune paix ^ Les Vandales multiplièrent alors avec plus d"audacc qu'aupara^•ant leurs courses et leurs déprédations^, et Genséric réussit à susciter, dans tout l'Emjîire, des troubles et des guerres. En Orient, son entente avec Aspai-et Ardabure lui rendait fa\orable le parti des ariens et lui procura l'alliance d'un chef des Ostrogoths, Théodoric, dit le Louche, fils de Triarius, dont Aspar avait épousé la sœur ou la nièce ^. La connivence entre Aspar et Genséric était si publiquement, si universellement connue que, Cjuand on avait appris en Espagne l'expédition contre les Vandales, le bruit s'y était répandu en même temps qu' Aspar avait été dépouillé de ses dignités, et son tils mis à mort, parce qu'on ixxaW découvert qu'ils trahissaient l'Empire''.
Ce ne fut point par des rigueurs, mais au contraire par des bienfaits, C|ue Léon chercha d'abord à avoir raison de son adversaire. Aspar avait trois fils : Ardabure, Patricius ou Patriciolus et Hermenerich ^. L'ainé, Ardabure, ne pouvait participer à la dignité impériale, parce que, comme son père, il ne voulait point abandonner l'arianisme. Le second, Patricius, consentit à se convertir. Dès Tannée 468* ou, suivant un chroniqueur, en 470% Léon le créa César et le fiança à Leontia, une de ses filles *. Le but de Léon était de le séparer
1. Théophanes (a. 463: p. 181) parle d"un traité entre Léon et Genséric après l'expédition d'Heraclius. Cette assertion, contredite par Procope, est contraire aux faits. La paix entre l'Orient et les Vandales ne fut conclue qu'en 475, par l'empereur Zenon.
2. Procope, De bello vand., i, 7 (C. S. II. B., p. 343, lig. 20).
3. Théophanes, Chronorjr., a. 464 (C. S. //. B., p. 182) : — Théophanes dit ailleurs [a. 470, p. 195, lig. 12; que ce Théodoric était, non le frère, mais le fils d'un frère de la femme d' Aspar.