Cod. Theod., XVI, x. 17 (Ilaenel. -p
eatliuliques. une soi-te de perséciitiuii sous des enipereui-s chrétiens. La loi du lo novembre 407 donnait enfin satisfaction aux instances des évcc|ues africains. Elle fut affichée à Carthage le 5 juin 408 ^
On n'avait pas eu la patience d'attendre cette pi'oniulgati(jn officielle. Cinq jours auparavant, le l""juin 408, les païens célébraient une de leurs solennités à Calama en Xuniidie; leur cortège vint à passer dans la rue devant la porte de l'Eglise; les ecclésiastiques voulurent s'y opposer. Leur inter- \ eut ion provoqua une bagarre et des pierres -fui'ent jetées contre léglise. « Au bout de huit jours, dit saint Augustin, l'évêcpie crut devoir signifier la nouvelle loi aux autorités municipales qui ne l'ignoraient pas. Comme on semblait ^(luloir la mettre à exécution, les païens i-etournèrent attaquer l'église à coups de pierres. Le lendemain, les ecclésiastiques se présentèrent devant les magistrats et demandèrent acte de leurs plaintes, mais on leur refusa audience. Les païens se ruèrent alors une troisième fois conti'e l'église qu'ils linirent par incendier, et ils mirent également le feu aux maisons de ceux qui la desservaient. Ils tuèi'ent même un serviteur de Dieu (c'est-à-dire un moine) qui se trouva sur leur chemin. Les autres ecclésiastiques durent fuir et se cacher. L'évêque lui-même se sauva à grand'peine dans un réduit d'où il entendait les cris de ceux qui le cherchaient poui' le mettre à moi't. La sédition dura depuis quatre ou cincj heures (kl soir jusque l)ien a\ant dans la nuit, sans qu'aucun de ceux (|ui pou^■aient a\'oir quelcpie autorité sur lé peuple s'y o])po.sAt ou se mît en devoir de cherchera l'empêcher-. »
L'attitude hésitante des magistrats, leur inei'tie obstinée malgr-é les plaintes et les sommations des catholifjues, semblent l'cffei d'insiructions leur enjoignant d'agir de la