Ibid.: M. G., n
5. Victorlus Aquitanus, Cursuspaschalis, Aiin. ccgc.kliii (470) (édit. Momm-
Un procès qui fit grande sensation à Rome en 469 ' pei-met de fixer avec quelque certitude à cette date les commencements des difficultés qu'apaisa quelques mois plus tard la négociation de saint Epiphane. Ce fut en effet, apparemment, par les révélations qui se produisirent au cours de ce procès et par les aveux de l'accusé qu'Anthemius fut informé des menées de Récimer^ Un personnage nommé Ar^'andus, nom qui semble indiquer qu'il pou^-ait être Perse ou Arménien, soit de naissance, soit d'origine", avait été à deux reprises préfet du prétoire des Gaules \ La première fois, il s'était acquis de la popularité, mais la seconde fois, il mit sa
sen. M. G., A. A., t. IX, p. 72o) ; — Tillemont, Anthème, art. v ; Empereurs, t. VL p. 348; — Tillemont, S. Epiphane; Mémoires, t. XM, p. 483, édit. de Venise. De ce qu'il est dit qu'à l'époque où saint iipiphane fut désignécomme négociateur, il était depuis peu de temps évêque de Pavie. on a cru devoir conclure qu'il accomplit cette mission en 468, car Ennodius nous apprend qu'au temps du règne de Nepos (474-473), Epiphane était dans la huitième année de son épiscopat (Ennodius, Vita beati Epiphanii; P. L., [. LXIIL p. 219, C ; — M. G., A. A., t. VU, p. 94, n" 81), d'où résulte qu'il fut sacré évéque en 467 (Cf. Pagi,a??.n. 471, x; — Migne.P. L., t. LXIH, p. 214, note 1). Mais, si en 468, Anthemius avait été menacé d'une guerre en Italie, il n'aurait pu contribuer en hommes et en argent à l'expédition contre les Vandales. Toutes ses ressources lui eussent été nécessaires pour se défendre. D'ailleurs, Epiphane était évêque depuis peu de temps aussi bien à la fin de 469 et au commencement de 470, qu'en 468. Deux ans ne sont pas un long temps pour un pontificat. Ennodius dit que lorsqu'il fut désigné à Récimer, il avait acquis une célébrité universelle (Vita beali Epiphanii ; P. L.,p. 214, D). Une si grande réputation ne pouvait être l'œuvre de quelques jours, ni même de quelques mois.
1. Cassiodore, Chron., n° 1287, a. 469 (edit. Mommsen, il. G., A. A., t. XI, p. 158).
2. Tillemont, Anlhème, art. v et vi: Empereurs, t. VI, pp. 347-348, et p. 349.
3. Saint Martin, Notes à l'histoire du Bas-Empire de Lebeau. liv. xx.w, t. Vil, p. 26, note 1 ; — Cassiodore Uoc. cil.) le nomme Arabundus, et VHistoria miscella (liv. xv ; Muratori, Rer. italic. script., {. I, p. 98) l'appelle Servandus. Sidoine Apollinaire, qui le connaissait personnellement et avait même avec lui des relations d'amitié, lui donne le nom d'Arvandus. Ce nom doit donc être considéré comme celui sous lequel il était connu (Sid. Apoll., £p.,i,7; Migne, P. L., t. LVIII, j). 456: —M. G., A. A., t. VIII, p. 10,1.
4. Sid. Apoll.. Ep., I, 7 (P. L., t. LVIII, p. 437, B ; — M. G., A. A. t. VIII, p. lOi : — Borghesi, Prœfecti Prœlorio Galliarian, LVI [Œuvres, t. X, p. 744).
232 GENSÉUIC
|)io\iiic(' au pillage'. Paiiné et perdu de délies, il commil toutes soi'les d'extorsions j)ar crainte de ses créanciers, et n'épargna auenii moyen pour forcer les gens, même de la plus haute qualité, à lui fournir de l'argent-. Il devint ainsi ro])jet de l'aversion de la population tout entière et fut accusé de péculat, avant même de sortir de charge. Il fut arrêté et mené à Rome par mei"% sans doute parce (ju'on craignait qu'il fût délivré en route par Récimer qui occupait la haute Italie et avec lequel il avait, semble-t-il, des intelligences'. Dans le même temps arrivèrent à Rome Tonantius Ferreolus, ancien préfet du prétoire des Gaules', Thaumastus etPetronius^ tous trois de la province des Gaules où ils avaient une grande réputation d'éloquence et d'expérience des affaires"; ils étaient chargés de poursuivre le procès, comme accusateurs publics**.