Procope, De bello vanduL, \, 5(6'. >S. //. B., p
5. Victor Vit., Depersecut. vrtudaL, u, 1 (P. L., t. LVIH, p. 202).
280 GENSERIG
Cependont il faut se garder d'une exagération à laquelle on est tout naturellement enclin, en lisant les textes d'auteurs qui, portés à représenter la domination des Vandales sous les plus sombres couleurs, donneraient volontiers à penser que les Africains étaient tous réduits, par les exigences du fisc royal, à la plus complète misère ^ Ce qui est dit dans la vie de saint Fulgence de l'esprit d'ordre qu'il sut apporter dès sa jeunesse à l'administration de la maison de sa mère et de sa fortiuie, dont pourtant une partie seulement avait été restituée à ses parents'', l'exemple de Victorianus dont on a vu la courageuse résistance aux ordres d'Hunéric et de qui il est dit qu'il n'y avait pas en Afrique homme plus l'iche que lui", d'autres exemples encore montrent que si les Africains étaient accablés de taxes, elles n'allaient pas jusqu'à absorber la totalité de leurs ressources, et qu'il ne faut pas prendre trop à la lettre les expressions de Procope. Quand Justinien eut reconquis l'Afrique, ses habitants trouvèrent le fisc impérial plus exigeant que les barbares. Procope nous apprend en effet que des agents des finances ayant été chargés, par ordre de Justinien, de dresser le rôle des contributions, les charges imposées aux Africains leur parurent intolérables*.
Une différence dans les procédés et les agissements des percepteurs peut avoir contribué à ce mécontentement. La crainte qu'inspirait un roi barbare, dont on n'avait à attendre aucune pitié dans la répression, en cas de scandale, dut tempérer quelcpie peu les battit udes d'extorsion éhontée qui