‹ GenséricChapitre 209 sur 266 · Victor Vit., ii, 2, 14 (P. L., t. LVIII, pp · texte numérisé non relu

Victor Vit., ii, 2, 14 (P. L., t. LVIII, pp

0. Papencordt, o. c, pp, 2'20-221 : — A. Audollent, Carthaqe romaine, p. 343.

6. Victor Vit., De persecut. vandal, ii, 5 (P. L., t. LVIH, p. 206).

7. Victor Vit.. De persecut. vandal., ii, 4; iv, 2; v, 8 iP. L., t. LVIII, pp. 204, 238, 246).

étaient tenus de ^e^■êtiI' le costume \andale. « A l'instigation des évêques ariens et principalement de Cyrila, leur patriarche, raconte^ Victor de Vite, Hunéric enjoignit à Eugène, Téveque de Carthage, d'interdire Fenti-ée de l'église à tous ceux, hommes et femmes, cpii s'y présenteraient xèhis de l'habit des barbares. Eugène répondit que la maison de Dieu est ouverte à tout le monde et que nul ne peut repousser ceux qui y entrent. C'était la l'éponse qu'il con\enait de faire, ajoute Victor de Vite, surtout parce qu'un grand noml)re de catholiques qui étaient des nôtres, étant attachés à la maison royale, portaient le costume des Vandales ^ » Des offices de la maison royale proprement dite, nous ne connaissons que celui du « cellarita régis » ou économe du roi", qui se trouve cité dans l'histoire des persécutions de Genséric et d'Hunéric, comme on le verra dans la suite ^

Il y a lieu de supposer que la pliq)art au moins des fonctiomiaires impériaux dont il n'est point fait mention dans les auteui's de l'épocpic ^ ancUile ne dispai'urent pas après la con- (|uète. De ce nombi-e fut certainement le procurateur de la monnaie \ car l'atelier monétaire de Carthage resta en acti- \ité jusqu'à la fin du royaume créé par Genséric, la longue liste des pièces de l)ronze et d'argent de Genséric, d'ilunéi-ic, (k' (junthamund, de Thrasamund, d'Iiildéric et de Gélimer

1. Victor Vit., De persecid. vandal., ii, 3 [P. L., t. LVIII, j). 204); — Cf. L'Occident à l'époque byzantine, Goths et Vandales, p. 193.

2. Les fonctions du « cellarita régis )> étaient apparemment analogues à celles que remplissait dans la maison impériale le Primicerius cellarionnn, chef de l'économat. (Bocking, Annot. ad Xotil. Occ. cap. vu, A, ]). 203 ; ^(/ ISotiL. Or., cap. .\, p. 230; — Cod. .hisliii.. lib. XII, tit. i.x, lOj.

3. Victor Vit., De persecul' vandal., v, 8 [P. L.. t. LVIII, p. 246).

4. A. Audollent, Ca»-(haf/e romaine, p. 348. Le « procurator monettu » ne ligure i)oint dans la Notilia, mais Mommsen a établi cpie Dioclétien avait institué, pour chaciue diocèse, une moneta, sous la direction d'un procurator monettf. {Zeilschri/'l fiir Nuemisinatik, 1887, p. 242) : — Cf. Audollent, Carfli. roni.. p. 333, note 4.

284 GENSÉRIG

nous en fournit une prouve indubitable'. Il n'est point certain cjue Genséric ait fait venir d'Espagne, comme on l'a soutenu, des ouvriers monnayeurs -, mais il n'avait pas besoin de se pr-ocurer des ouvriers étrangers ; la monnaie de Cartilage existait avant l'invasion^ et vivait, comme tous les ateliers monétaires de l'Empire, son personnel fixe'. Elle continua, sans aucun doute, à fonctionner dans les mômes conditions qu'auparavant.

Le service des postes fut réorganisé, ou du moins rétaljli d'une façon régulière, cjuand se furent apaisés les troubles de l'invasion. Un texte nous en fournit la preuve : l'historien de la persécution des Vandales dit que l'ordre d'Hunéric convoquant les évêques à Car-thage en vue d'une conférence, fut porté partout en Afrique par des courriers qu'il appelle veredarii. Or ce terme était employé pour désigner les courriers royaux qui utilisaient, pour le transport des dépêches, les chevaux de poste nommés veredi^

Pour se maintenir en possession de ses conquêtes, Genséric fut amené, comme on l'a vu, à prévenir les retours offensifs de l'Empire en le harcelant sans cesse, non seulement par les attaques de ses alliés, mais par de continuelles courses de pirates. A cet efiet il donna tous ses soins, dès le commencement de son règne, à la formation de ces flottes nombreuses qu'on vit bientôt dévaster les rivages de l'Orient et de l'Occident. Comment ces flottes purent-elles être si rapidement constituées ? L'Empire avait entretenu de tout temps, d'une façon permanente, sur les côtes de l'Afrique, une

Page 1