Tolosa
i. S. Jérôme, Ep. J23, ad Ageruchiam, 16 (Migne,P. L., t. XXII, pp. 1057- 10o8).
3. Salvien, De cjubernatione Dei, VII, 12 [M. G., A. A., t. I, p. 92).
4. Idace, Chron., n» 42, a. 409, [M. G., A. A., t. XI, p. 17). Idace dit que les Vandales entrèrent en Espagne le 28 septembre ou le 13 octobre, et il ajoute que c'était un mardi. Cette indication prouve que la première des deux dates est exacte. En 409, le 13 oct. était un mercredi, et le 28 sept, était bien en effet un mardi. Pâques étantcettc année-là le 18 avril ^Victorius Aquitanus, Cursus paschalis,M. G., A. A., t. IX, p. 719), le 26 sept, était un dimanche.
5. Idace, loc. ciY.; — Cassiodore. C/iro«., n» 1183, a. 409 [M. G., A. A., t. XI. p. 155) ; — Prosper Tiro, Chron., n» 1237, a. 409 [M. G., A. A., t. IX, p. 465).
6. Paul Orose, Hisloriœ, lib. VII. cap. 40 (édit. Migne, P. /.., t. XXXI, pp. 1106-1167;. Ces troupes, nommées llonoriaques, étaient composées de barbares alliés, depuis longtemps au service de l'Empire. Constans, fils de Constantin qui, en 407, avait usurpé l'Empire dans les Gaules, avait, en 409, confié à ces troupes la défense des passages des Pyrénées, que les habitants du pays avaient jusque-là gardés avec fidélité (Zosime. liv. VI, 5: C. S. H.B., p. 321 ; —Orose, IlisL, lib. VII, cap. 10 ; /'. />.,
. XXXI, pj). 1166, 1167).
tag'nes >so trou\ont ainsi omci-ls. Ions les barbar-es (jni axaient <Mi\alii les Gaules débordèrent en Espagne. Ils y défirent les armées romaines, coururent et désolèrent le pays tout entier, comme ils avaient désolé les Gaules. Idace, qui lut en ce môme siècle évèque d'une Aille espagnole, probablement d'Aquœ Flavise^ trace un horrible tableau des malheui's (|ue sa patrie eut à souffrir. Elle fut, dit-il, ra\agée à la fois par lépée des ennemis et par la peste, tandis que la tyrannie des twacteurs et les pillages des soldats achexaient d'anéantir les richesses apportées de toutes parts dans les villes pour les mettre en siu-eté-,
La famine de\int telle, ajoute-t-il, (ju'on \\[ des hommes, pressés par la faim, dévorer de la chaii- humaine. On Ait même des mères égorger leurs propres enfants, t.'t les faire cuire pour s'en repaître. Les bêtes, accoutumées à se nourrir des cadavres de ceux qui mouraient de faim et delà peste, se jetaient sur les viAants. « Ainsi, s'écrie-t-il, les châtiments de Dieu prédits par les prophètes s'accomplirent dans les quatre plaies qui désolaient toute la terre : le fer, la famine, la peste et les bêtes ^ » Un fait précis, cité par Olvmpiodore, confii'me ce récit d'Idace. Dans une ville, une femmc^ qui aA'ait quatre enfants les tua et les mangea. Elle hit lapidée par le peuple \
Après deux années de dévastations et de pillages, les barbares se partagèrent les provinces de lEspagne, pour s'v fixer à demeure. LesSuèves et ceux des Vandales qui reconnaissaient poui' roi Gundéi'ic occupèrent la Galice, les Alains s'établirent en Lusitanie et dans la province de Carthag'ène,
\. Mommsen (M. G., A. A., t. XI, p. 4). Aqua^ Flavite, aujourd'hui Chaves, en Portugal, près de la frontière d'Espagne.
2. Idace. Chron., n» 48, a. 410 (M. G., A. A., t. XI, p. 17).
3. Idace, CVu-on.. n» 48 a. 410 (il/. G.. A. A., t. XI, p. 18;.