‹ GenséricChapitre 81 sur 266 · Chronica cjallicu,ïi° 132 [M. G., A. A., t. IX, p · texte numérisé non relu

Chronica cjallicu,ïi° 132 [M. G., A. A., t. IX, p

o. Marcellinus cornes, Chron.. a. 447, n" 5 [M. G., A . A., t. XI, p. 82i : — Jordanès, Romana {M. G., A. A., t. V. p. 42). La chronique de Marcellin dit que le combat fut livré près de la rivière Utus qui se jette dans le Danube. Suivant Jordanès, la bataille se livra près de Marcianopolis, ville de la Mésie Inférieure, assez loin des rives du Danube. Cette dernière indical.ion est plus vraisemblable, car pour qu'Attila eût été attaqué sur le Danube, il faudrait qu'il se fût mis en retraite, ce qui est contraire à toutes les probabilités.

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mais dans des ternies Irès Nognies el sans aucun (l'tail. d une auli'e Ijataille décisive^ (|ui ani-ail r\v li\r(''e dans la Cdiersonnèse'. L issue de cette seconde rencontre ne lu! |)as aj)[)aremmeiit à l'avantage des Romains, cac il est dit ([u'aussiti'tl après Théodose fut contraint de députer à Attila, pour traiter de la paix, Anatolius, accompagné dun cej'tain Bigdas (jiii connaissait la langue des Huns '. Théodose prit l'engagement de ^•erser à Attila, à titre de sulisides arri('ivs, six mille livres d'or''. 11 promit en outre de lui payer chaque ann(''e

■1. Priscus, Excerpta, 3, "Oti ;ji.£-:à ty,-/ iv -/sôîowÎTto \i-'J'/r;> iC. S. II. B., p. 142).

2. Priscus, Excerpta (C. S. II. B., pp. 142 etsuiv.) ; — Théopliancs, Cltronogr., a. 4i2 (C. iJ. H. B., p. 159).

3. 6 000 livres d'or équivalent à 6 734 734 francs. La livre romaine était de 327 gr. 4o (Daremberg et Saglio, Dic/ionnaire des Antiquités gvecq. et rom., au mot Libra, lY ; t. 111,2» partie, p. 1231). La valeur du kilogramme d"or pur est de 3 437 francs. La valeur de cent livres romaines d'or ou 32 kilog. 745 est donc 112 578 fr. 90 cent. La centaine de livres d'or parait avoir été usitée dans l'Empire, au moins au v" siècle, comme monnaie de compte. Olympiodore, qui nous donne des renseignements assez précis sur la fortune et le luxe des principales familles romaines au temps d'Honorius. dit en effet : « Dans Rome les grandes maisons sont de véritables cités. On y voit tout ce qui se peut trouver dans une ville de second ordre : un hippodrome, des places, des temples, des fontaines et des bains de toutes sortes. Beaucoup de familles tirent de leurs biens un revenu d'environ quarante centaines de livres d'or (4 503 136 francs), sans compter les produits perçus en nature, dont la valeur doit être estimée au tiers du rendement en or. Viennent ensuite d'autres familles qui sont recensées comme ayant un revenu de dix ou de quinze centaines de livres d'or (1 125 789 francs et 1 688 683 francs'. Probus. fils d'Olympius, dépensa douze centaines délivres d'or (13.'j0 946 fr. 80 cent.) pour célébrer sa préture à l'époque de l'usurpation de Jean. Symmaque, l'orateur, en dépensa vinçit centaines (2 2.^1578 francs), quand son fils entra en charge comme préteur, et Symmaque était un sénateur de médiocre fortune. A une époque moins ancienne. Maximus, qui était des plus opulents et des plus grandement pourvus de biens, dépensa, à l'occasion de la préture de son fils, quarante centaines de livres d'or ^4o03 156 francs). Il donna des jeux qui durèrent sept jours, » (Olympiodore, Excerpta; C. S. II. B., p. 470). Il est évident qu'il n'existait point de pièces de cent livres d'or, pas plus qu'il n'existe chez nous des pièces d'un million, somme que nous employons également comme monnaie de compte. Toutes les sommes indiquées par Priscus et par Olympiodore sont évaluées ici en admettant qu'il s'agit de livres d'or pur. Si on admet qu'il s'agit dans ces auteurs d'or monétaire, il y a lieu de faire dans ces évaluations une diminution d'iui dixième.

dt'iix mille cent livres dor^ de lui livrer tous les transi'uges, de lui rendre tous les Romains qui, après fxxo'w été emmenés captifs, s'étaient sauvés sans payer rançon, ou de lui payer poui- chacun deux douze li\res d or '.

Bientôt après s'accomplirent de grands chang-oments favorables aux Vandales. En Orient, Théodose II mourut, des suites d"une cluitc de cheval, le 28 juillet 430 ^ Marcien, qui lui succéda, demeura fidèle à son sei-ment, selon Procope, et ne s'occupa en aucune façon de ce qui se passait en Afrujue ' Les menaces de guerre avec les Huns, au commencement de son règne % d'autres événements ensuite ne lui en laissèrent point la possibilité. En Occident, Placidie moui'ut le 27 novendjre de la même année 450 ^. à temps ])our ne pas M)ir les malheurs qui de nouveau allaient accabler l'Empire et que |)ivparaient les intrigues de Genséric.

Suivant un ancien récit, Ihmoria, sœur de ^'alcntinieu 111. s'était éj)rise, à l'âge de seize ans, d'un certain Eugenius, son intendant. Devenue enceinte, elle avait été conduite à Constantinople, par ordre de sa mère, et empi'isonnée. L'idée hu serait venue alors d'appeler à son secours Attila, le roi des Huns \ et de lui offrir, pour prix de la liberté qu'elle attendait de lui, sa main et les droits qu'elle prétendait avoir sur

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