‹ GenséricChapitre 95 sur 266 · Idace, C/iron., jv 105 (M. G.. A. A., t. XI, p · texte numérisé non relu

Idace, C/iron., jv 105 (M. G.. A. A., t. XI, p

2. Priscus, Excerpta ex hist. f/uth., 7 (C. S. H. B. p. 210) : — Evagrius, Ilist. eccli's., liv. II, chap. \iiiMigiie. /'. G., t. LXXXVI, |). 2o47).

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s\\\e. Toute cette contrée, ajoute Priscus, l'ut (](''\astée ' . Les auteui's qui prétendent que Marcien s'était engagé sous serinent à ne jamais faire la guerre contre les Vandales croient aussi qu'il ne songea point à tirer vengeance des injures faites à l'Empire-. D'autres au contraii-e pensent (piil se préparait à passer en Afrique au moment où il mourut, vers la fin du mois de janvier de l'année 4o7 ". Ce qui est certain, c'est qu'avant cette époque Marcien ne pouvait mettre à exécution les menaces de son ambassadeur. L'anecdote qui le représente connne lié à Genséric par une promesse solennelle a peut-être été répandue pour expliquer son inaction forcée pendant dix-huit mois par ceux qui n'en comprenaient pas les véritables motifs. L ne expédition en Afrique était une grande entreprise, impossible à tenter sans le concours de toutes les forces de l'Empire et à laquelle ne pouvait suffire rOrient, toujours olîligé de protéger ses frontières contre une attaque des barbares. Or, jusqu'en 437, l'état des choses en Occident ne permettait pas d'en tirer un effort considérable. La foi'tune du royaume des Vandales dépendait

1. Priscus. Excerpta ex hist. cjoth., 7 (C. 6'. H. B., p. 216). Priscus ne marque pas Tépoque exacte de cette nouvelle incursion des Vandales. Il se peut qu'il fasse allusion à ce qui s'est passé dans la suite, et qu'il n'entende pas signaler une expédition entreprise immédiatement après l'ambassade de Bléda.

2. Procope, De bello vand., 4 (C. S. H. B., p. 327) ; — Théophanes, Chronogr. a. 443 [C. S. H. B., p. 162). Jordanôs (Romana, M. G., A. A., t. V, p. 42) dit que Marcien fit la paix avec les Vandales, ce qui n'est point admissible.

3. Théodore le Lecteur, lib. i, 7 (édit. Migne, P. G., t. LXXXVI, p. 170); — Idace, Chron., n° 18i ; — Marcellinus comes, Chron., a. 457 ; — Cassiodore, Chron., a. 457 ; — Victor Tonnennensis, a. 457 ; — Chronica gallica, 624, 627 [M. G., A. A.,t- XI, pp. 30. 87, 157, 186, t. IX, p. 664): — Chronicon paschale. a. 457 (C. S. H. B., p. 592).

Théophanes [Ckronoqr. a. 449; G. S. H. B., p. 169) dit que Marcien mourut le 30 avril, ce qui est impossible, puisque Léon, son successeur, fut proclamé Auguste le 7 février (Chronicon paschale, a. 457 ; C. S. H. B., p. 592) ; il faut sans doute lire le 30 janvier au lieu du 30 avril, car Théodore le Lecteur [lac. cit.) semble vouloir faire entendre que sa mort survint aussitôt après une procession hors de la ville, à laquelle il assista le 26 janvier.

dune (h'^ ("vénonients qui s'accomplissaient en Occident, et il importe de rappeler les circonstances qui, à cette époque souvent obscure et peu connue du public, expliquent l'extension de la puissance de Genséric et les dernières luttes qu'il eut à soutenir*.

Maximus, pendant le peu de jours qu'avait duré son règne, avait nommé Avitus général de ses armées, de l'infanterie et de la cavalerie, selon l'expression de Sidoine Apollinaire ^, et lui avait confié la mission de prévenir, par un traité, l'hostilité desVisigoths-. Avitus, ou plus exactement Eparchius Avitus % sénateur romain '\ était arverne de naissance * et d'une des familles les plus illustres de la Gaule \ où lui-même avait exercé les plus hautes magistratures. Vers 420, il avait été député par ses concitoyens auprès de l'Empereur pour solliciter la remise d'une partie de l'impôt '. Honoré successivement de ti-ois chai'ges de cour, il avait été ensuite nommé préfet du prétoire des Gaules *. Il avait exercé cette haute magistrature à l'époque où il avait conclu la paix avec le roi des Visigoths,

1. C'eài-h-d\re Maoister ulriusque mililise. Sidoine Apollinaire, Cannen vu, vers 375-378 [P. L., t. LVIII, p. C8S ; — .1/. G., A. A., t. VIII, p. 21:2). '2. IbuL, vers 400 et biiiv. (/'. L., p. GS9 ; — M. G., p. 214).

3. Le nom d'Eparchius est donné à Avitus dans une inscription chrétienne de Rome (De Rossi. Inscrip. chrét., n° 79o, t. I, pp. 3i4-34o), et en Occident, à la fin d'octobre et au commencement de novembre 45(j, l'année a été désignée parle consulat d'Eparchius Avitus Aug(ustus) {Ibid., p. 345). Sur certaines monnaies, Avitus porte les noms de M. Mœcilius Avilhus, mais l'authenticité de ces monnaies est très douteuse (Addition de M. Edouard Cuq au te.xte de Borghesi et note de M. Héron de Villefosse; Prœfecti Prœlorio Galliaruin, xlvi; Borghesi, OEuvres, t. X, p. 735 et note 10).

4. Grégoire de Tours, Hisl. Francor.. lib. Il, 11 (édit. Arndt, M. G., Script, rer. meroviiv^., t. I, p. 79).

5. Sid. Apoliin., Carm. vu, 248 (P. L., p. 685; — .V. G., A. A., t. VIII, p. 209).

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