‹ Geoffroy de MalvynChapitre 13 sur 155 · Le trente deusiesme an marque à peine mon jour · texte numérisé non relu

Le trente deusiesme an marque à peine mon jour

(Ms. Delpit, fo 280 ro).

2. Voir Appendice, n© XXXI une lettre à Lazare Coquelay où il semble dire qu*Ageri fut le lieu de sa naissance. D'un autre côté, le titre de \2i Gallia gemens porte : per Godofridum Maluinum Burdigalensem. On peut en induire que Malvyn considérait l'Agenais comme son pays d'origine, mais qu'il naquit, en fait, à Bordeaux.

3. Il disait dans une lettre à un destinataire inconnu, où il rappelait son enfance : « Aberam procul domo, parentibus, propinquîs, affinibus. » (Ms. Delpit, fo 246 ro, copie très défectueuse.)

Si je ne vis en eux qu'ignorance cruelle, De la plus tendre fleur des corps bise mortelle, Et si despuis, tiré comme de mon aimant.

Les muses j'ay chéri tousiours ardantement, Comme on voit le polipe aimer sa chère olive, La pyralide croistre en la fournaise vive, Ainsi l'estude estoit comme mon élément *.

Son père le destinait à la magistrature. Il fit donc son droit et fut reçu avocat au Parlement de Bordeaux. En juin 1568, Toccasion s'offrit à Charles de Malvyn, plus tôt sans doute qu'il ne l'espérait, de pourvoir son fils aîné d'une charge très supérieure à son âge et à son mérite. Un édit créa au Parlement de Bordeaux six offices de conseillers lais ^ Par lettres du 26 juillet 1568, Geoffroy de Malvyn, « licencié ez droictz, advocat en nostre court de Parlement de Bourdeaulx », obtint un de ces offices « aux gaiges de trois cens soixante-quinze livres tournois par chacun an » \ Quatre autres furent attribués à Bertrand de Camain, Jehan Maledent, Gabriel de Cruseau et Simon des Costures ^. Cruseau paya pour le sien six mille livres tournois \ Il semble que Malvyn bénéficia de quelque faveur sur ce point, carie Parlement reçut l'ordre « de ne pas enquérir ne assermenter le dict de Malvin sur le faict des deniers qu'il pourroit avoir

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