Patagonie, iles Malouincs. — Aucune
Tels sont les principaux faits , au point de vue de l'habitation des famijles. le tableau est moins détaillé en ce qui concerne les proportions d'espèces à l'égard des Phanérogames de chaque Flore. J'ai déjà indiqué les familles prédominantes (chap. xxh). Ici je me borne à quelques informations sur diverses familles, souvent moins importantes, mais choisies d'une manière particulière.
Jl ne pouvait pas être question de donner les proportions de familles autrement que par flores locales, puisque nous ne possédons aucun ouvrage dans lequel les Phanérogames soient énumérées pour l'ensemble de régions immenses, telles que l'Amérique intertropicale, la Nouvelle-Hollande, les régions polaires, etc. D'ailleurs, pour obtenir des proportions dignes d'être comparées, il faut envisager des pays dont l'étendue ne soit pas trop disparate. J'ai donc repris et étudié de nouveau les documents qui avaient été choisis à l'occasion du chapitre précédent, et j'ai reporté dans la seconde colonne du tableau les proportions de familles qui caractérisent certaines flores. Ainsi pour la famille des Zygophyllées , je n'ai trouvé nulle part une proportion aussi grande à l'égard des Phanérogames, que dans la Flore du mont Sinaï (5 pour 100); ce que j'ai indiqué dans la division 3, colonne à droite. Pour les Apocynacées, je n'ai découvert aucune proportion plus forte que celle de Hahia, 2 pour 100 des Phanérogames, aussi cette famille est-elle indiquée seulement à la division h. Souvent une famille présente des proportions remarquables dans plusieurs des grandes divisions géographiques ou dans plusieurs des flores locales d'une même division. J'ai cherché à l'indiquer en répétant le nom de la famille dans diverses parties du tableau et en signalant les répétitions par des renvois mis entre parenthèses. Ainsi la famille des Renonculacées se trouve dans la division 1 , colonne à droite, pour des proportions remarquables à Pile Melville, au Spitzberg, etc. ; à la division 3, pour des proportions analogues en Europe et en Sibérie, à la division 11, et à la division 13, où les
proportions sont également assez fortes. Ailleurs, elles le sont moins. Pour les Composées, j'ai signalé les Flores où la proportion atteint \h pour 100 des Phanérogames (voy. divisions 2, 3, A, 5, 10, 12), les proportions de 8 à 13 pour 100 étant trop fréquentes pour être caractérisa tiques. La limite, où une. proportion, devient remarquable est arbitraire. Je j'aj établie pour chaque famille d'après la gradation des chiffres des différents flores. Mon attention s'est fixée spécialement sur les familles qui présentent çà et là une proportion de 2 pour 100 au moins. Les autres m'ont paru, dans la plupart des cas, n'avoir pas assez d'importance pour figurer dans le tableau. Si j'ai mentionné quelquefois des proportions de 1 J ou 1 \ , ce n'est que pour des familles très distinctes ou très remarquables en elles-mêmes, comme les Sapindacées, les Lauracées, les Conifères, etc. D'après la marche suivie dans ce travail, toutes les fois qu'une famille portée à la colonne de gauche pour une des divisions du globe, n'est pas indiquée dans la colonne de droite, on peut être sûr que sa proportion est inférieure à 2 pour 100 dans les flores locales, pu qu'elle est inférieure aux proportions indiquées pour cette famille dans d'autres divisions du tableau. Par exemple, la famille des Guttifères est portée dans les divisions A et 0, colonne de gauche, mais elle n'est indiquée nulle part dans la colonne de droite , donc aucune flore ne m'a présenté pour cette famille une proportion de 2 pour 100 au moins ; la famille des llutacées se trouve dans les divisions 10, 8 et A, colonne de gauche, mais elle est portée dans la colonne de droite aux divisions 5 et 10 seulement et pour 1 [ en minimum; donc les autres flores n'ont pas offert même cette proportion de 1 |.
En étudiant le tableau, on verra une foule de familles qui présentent les proportions les plus remarquables à l'égard des Phanérogames, dans des régions où elles sont moins nombreuses qu'ailleurs. Ainsi les Piltosporées forment 2 pour 100 dans la flore de la Nouvelle-Zélande; mais elles offrent une proportion inférieure dans les flores de la Nouvelle-Hollande, qui est pourtant le siège principal de la famille. Il y a plus de Cypéracées dans la vaste région tempérée de l'ancien monde qu'autour du pèle, mais dans nos flores la proportion à l'égard des Phanérogames n'approche jamais des 9 à 13 pour 100 observés dans les flores polaires. La fréquence de ces exemples prouve combien il était nécessaire de distinguer les deux points de vue sous lesquels se présentent les familles caractéristiques.
HABITATIONS PRLNCIPALES
PROPORTIONS REMARQUABLES