‹ Géographie botanique raisonnée; ou, Exposition des faits principaux et des lois concernant la distribution géographique des plantes de l'epoque actuelle;Chapitre 141 sur 146 · INDICATION DE RECHERCHES ET DE PERFECTIONNEMENTS. ETC · texte numérisé non relu

INDICATION DE RECHERCHES ET DE PERFECTIONNEMENTS. ETC

très intéressantes sur les noms de plantes en gallois (p. 627). J'ai utilisé leurs travaux autant que le permettaient mon éloigncmenl de leur pays et mon ignorance dans les langues celtiques. H serait à désirer qu'on publiât une Flore du pays de Galles, plus complète que celle d'Anglesey, par Hugh Davies, et avec des explications sur la valeur des noms gallois, c'est-à-dire en distinguant ceux qui paraissent anciens et ceux qui sont simplement des dérivations ou des traductions de noms botaniques ou anglais modernes.

J'ai été surpris de ne trouver aucune trace des noms écossais dans les Flores d'Kcosse, et des noms irlandais dans les Flores d'Irlande. Ils auraient une grande valeur dans les questions sur l'origine douteuse d'espèces des îles Britanniques, naturalisées, peut-être, depuis quelques siècles. L'Irlande surtout est un pays important sous ce point de vue, car le dialecte en est très ancien et la végétation en a été moins altérée que celle de la Grande-Bretagne par des influences extérieures.

Les botanistes bretons, M. Le Gall en particulier, sont prêts à seconder ce genre de recherches. Je suis persuadé que l'introduction moderne de plusieurs espèces spontanées ou cultivées en Europe sera constatée par les langues celtiques, surtout si les travaux sont rapprochés, commentés, et si l'on fait concourir à des recherches semblables le basque et les vieux dialectes germains, slaves et finnois. J'ai fait un emploi si fréquent de ces moyens (p. (507 à 992) qu'il m'est permis de les recommander.

Date «le» cultarra en Chine et au Japon. — - M. Stanislas Julien et

quelques autres sinologues ont traduit des renseignements utiles sur l'origine de certaines cultures dans le Géleste empire. On ferait bien d'étendre encore ces recherches, avec l'aide de botanistes ou d'horticulteurs. L'ancienneté, en Chine et au Japon , de quelques-unes des races de plantes cultivées est curieuse, de même que la séparation du peuple chinois d'avec les peuples de l'Inde, à une époque reculée, séparation qui se prouve par des cultures différentes et par des noms de plantes usuelles absolument différents. J'ai senti à plusieurs reprises dans mes recherches (p. 809 à 991) combien l'étude des encyclopédies chinoises et japonaises pourrait rendre plus de services à l'histoire des espèces cultivées, laquelle à son tour est importante pour l'histoire des nations.

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