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Garonne, fabrique de la faïence fine et des draps communs. Elle est célèbre dans notre histoire par le-siége que Simon de Montfort y soutint en 4243 contre le roi d’Aragon, et par la sanglante bataille dans laquelle celui-ci perdit la vie. A Saïnt-Marlory, situé à l’'embranchement de quatre grandes routes, on traverse sur un beau pont terminé par deux arcs de triomphe, la Garonne, qui arrose une jolie vallée. C'est dans les environs de cette ville que naquit, au quatrième siècle, 1e prêtre Vigilance, qui tenta vainement de réformer les abus dans l’Église. Saiën/-Gaudens, sur la rive gauche du fleuve, est l’entrepôt d’un grand commerce avec l'Espagne. En continuant à s’élever vers les Pyrénées, Saint-Bertrand-de-Comminges, autrefois considérable, renferme à peine 800 habitants; on y voit des ateliers de morbrerie d’où sort une grande quantité de ases, de statues et de bas-reliefs.' Le mausolée du saint évêque dont elle porte le nom se fait admirer dans son église. Le hameau de Valcrabère, en latin vallis Capraria, qui lui sert de faubourg, est bâti sur les ruines de Lugdunum Convena ou Civiras Convenarum, cité qui s'élevait jusqu’à Saint-Bertrand-de-Comminges. Un reste de voûte romaine, qui paraît avoir appartenu à un théâtre, est une de : lus importantes ruines que l’on y remarque, mais des fouilles faites dans la ville et dans le faubourg ont fait découvrir un grand nombre d'inscriptions de tombeaux et de bronzes. A une licue de Saint-Béat, triste ville de 4,143 habitarts, dont les maisons cn marbre semblent menacées de destruction par les deux montagnes qui y forment un étroit défilé, qu’une forte digue préserve des inondations de la Garonne, on quitte la vallée qu’arrose ce fleuve, pour entrer duns celle dont l'extrémité est occupée par Bagnères, à l'ouverture de telle de Luchon.
Bagnères-de-Luchun ne inérite le titre de ville que pendant la saison des bains, mais les accroissements qu’elle prend chaque année ne tarderont point à le lui acquérir. Sa forme est celle d’un triangle dont chacune des pointes est prolongée par une avenue : l’une bordée de platanes, qui aboutit à la vallée de Luchon, l’autre de sycomores, qui s’étend dans la vallée de Larboust, et la troisième de deux rangs de tilleuls, qui remonte la vallée de la Pique. Cette dernière, la plus septentrionale, est celle qui conduit aux bains, et conséquemment la plus fréquentée. Elle est bordée de maisons bien bâties : l’établissement thermal, l’un des plus beaux de ce genre, a l’apparence d’un château moderne. Les Romains possédaient aussi des bains non loin de cet édifice. A différentes époques on y a trouvé
des autels et des inscriptions votives. La vallée de Luchon près de Bagnères NUL. 47
est large, partagée en belles prairies et en terres labourées qui rapportent souvent deux récoltes dans la même année; dans ses environs on nourrit beaucoup de gros bétail et des chèvres. Des gorges où l’on respire le parfum des fleurs; la vue du Pic de la Maladetta, couvert de neiges éternelles et situé sur la crête des Pyrénées espagnoles; les torrents qui tombent en cascades, répandent un intérêt et un charme inexprimables sur les excursions que l’on fait autour de Bagnères. Mais, au milieu de cette nature si belle et si riche, on est souvent attristé par la rencontre de ces êtres dégradés appelés crétins ou cagots, aussi hideux par la maladie du goitre dont ils sont affectés, que par leur dégradation morale ; véritables parias de nos Pyrérénées, hommes, femmes, enfants, tous sont vus avec horreur par les autres habitants qui les réservent aux travaux les plus vils, L’aisance et ia propreté, compagnes du travail contribuent heureusement par. leurs progrès, chaque année plus sensibles, à diminuer le nombre de ces infortunés.
On ne peut faire quelque séjour dans cette ville sans visiter la chaîne de montagnes dont elle dominée au midi; on en franchit la crête par une fente de rocher connue sous le nom de port de Vénasque. L'espace qui setrouve entre l’hospice et ce passage offre un amphithéâtre de ruines; sa triste monotonie est interrompue par quatre lacs dont les compartiments bizarres annoncent les grandes secousses auxquelles ils doivent leur existence.
Rien n’est plus riant, rien n'est plus pittoresque que la vallée du Lys, dans laqueile nous entrons; la nature, pour l’embellir, semble déroger à ses lois ordinaires. Dans toute la chaine des Pyrénées la végétation s’affaiblit à la hauteur où nous nous trouvons, tandis que de riches prairies tapissent ici les bords du torrent, et répandent leur éclatante verdure jusque sur les flancs ues montagnes. Cependant le fond de cette vallée avoisine les rochers calcaires qui soutiennent la crête des Pyrénées. Une cascade fort élevée étend la nappe de ses eaux sur leur flanc; elle se précipite avec tant d’impétuosité dans un gouffre connu sous le nom de Trou d'Enfer, qu’une épaisse vapeur empêche d’en approcher de plusieurs mètres.
De Bagnères-de-Luchon on remoñte la rivière de Go pour entrer dans la vailée de Larboust, remarquable par la beauté de ses pàturages, que couvrent de nombreux troupeaux, et par la position pittoresque de ses villages. Le village d’0o se trouve à lPextrémité orientale de cette riante vallée, et semble être aussi le terme du monde habité, [es montagnes qui le donri-
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nent annoncent l’entréc d’une des vallées les plus sauvages et les plus désertes des Pyréuées, c’est le val de l’Asto. Le torrent qui mugit dans le fond de cette gorge étroite s'échappe du lac de Séculéjo. Ce lac, de figure ovale, a son plus grand diamètre du midi au nord; il ést retenu à ce dernier aspect par une digue naturelle, dont une crevasse donne naissance au torrent : il reçoit les eaux du lac d’Espingo qui le domine de 4,600 mètres. Une cataracte se précipite de la surface de l’un dans les profondeurs de l’autre avec un fracas épouvantable. Le cristal de ces eaux est d’autant plus brillant qu’il contraste avec les rochers rembrunis rassemblés en ligne circulaire autour du lac inférieur.
Malgré l’aridité des montagnes qui depuis la cime des Pyrénées s'étendent jusqu’au canal du Midi, malgré les montagnes Noires qui s’élèvent au nord et qui dépendent de la chaine des Cévennes, le département de l'Aude 1 tire de son agriculture des produits qui dépassent ses besoins. La principale rivière qui l’arrose, le canal du Midi qui le traverse d’occident en orient, et la Méditerranée qui le baigne, l'ont rendu commerçant, ou du moins ont contribué à l’activité de son industrie, qui est destinée à s’accroître encore lorsque le chemin de fer de Bordeaux à Cette le traversera. Il a compensé le peu d'importance de ses exploitations minérales par des usines et des forges, et sous ce dernier rapport il est en troisième ligne. L’habitant actif, économe et frugal, possède une aisance qui excède la moyenne reconnue dans les autres départements; cependant la population est loin d’y atteindre l'importance qe produisent le travail et la prospérité.
Sostomagus, l’une des plus anciennes villes de la Gaule méfdionale, fut ruinée à l’époque où les Goths s’établirent dans nos contrées; plus tard ils la rebâtirent et la fortifièrent ; et comme ils étaient Ariens, elle prit le nom de Castrum Novum Arianorum, aujourd’hui Castelnaudary. Le canal du Midi, qui la traverse, y forme un beau bassin qui sert de port, et dont l’enceinte, garnie de quais ombragés par des arbres, est sa plus belle promenade. Les établissements de bienfaisance et d'industrie ne manquent pas dans ses murs ; les souvenirs historiques s’y pressent : on
1 Contenances imposables. a hectares hecteres | Vergers, pépinières et, «dins. . . . . 1,946 Terres labourables , . . . . . . . 273,484 EL ne soussales, . . . 1,667 Landes, pâtis, bruyères, . . . . . . 183,218 ropriétés bâties. . . . Ne 874 VDO à à sn vo ui dre 50,148 Contenances non imposables, Be + 6 de 6 où 6 à de + 4-4 44,149 | Forêts, domaines non productifs. . . . 21,047 Prés. + + + + + + + + + 11,059 | Routes, chemins, placespubliq., rues, etc. 8,520 Étaags, abreuvoirs, nares, canaux, 2,484 | Rivières, lacs, ruisseaux, . . . . . . 5,646
Cultures diverses, . , . . . . + + 2,014 | Cimetières, églises, presbytéres, etc., etc. 14
sait que le comte de Toulouse fut obligé de démolir ses fortifications en faisant sa paix avec saint Louis, l'an 4229; que les Anglais la brülèrent en 4355; qu’elle fut rebâtie et augmentée environ dix ans plus tard, ct que ce fut sous ses remparts que le maréchal de Schomberg, à la tèle des troupes de Louis XIII, défit celles de Gaston d'Orléans, commandées par le duc de Montmorency, qui fut décapité à Toulouse. Parmi les hommes distingués auxquels elle a donné le jour, nous citerons le brave et savant général Andréossy. Ses flatures de laine, mues par des machines hydrauliques, sont remarquables par leur importance, A une lieue et demie à l’est de cette ville, la petite cité de Saënt-Papoul, qui renferme à peine 4,500 habitants, fut depuis 1317 jusqu'en 1790 le siège d’un évéché,.
De Castelnaudary à Carcassonne il n’y a que les bords du canal du Midi qui soient ombragés de quelques arbres; le reste de la campagne offre la plus triste nudité. L’Aude divise Carcassonne en deux parties : la ville haute, misérable et presque déserte, entourée de vieilles murailles, est mal bâtie, sur un rocher; la ville basse, formée de rues larges et bien percées, arrosées par des ruisseaux d’eau vive, est aaimée par le mouvement de son beau port sur le canal, ornée de belles promenades, d’une cathédrale dont on admire les vitraux, d’un hôtel.de-ville dont on remarque la porte d'entrée, d’un hôtel de préfecture avec un jardin magnifique, de belles casernes et de plusieurs autres édifices. Dès le douzième siècle cette ville était renommée pour ses fabriques de drap : on en compte environ quarante, dont la plupart travaillent pour le Levant. Carcassonne est Carcaso dont parle César. Dans ses environs, sur les bords du Fresquel, qui passe sous le canal, on voit un arc de triomphe élevé à Numérien,
Limoux, sur l'Aude, renferme plusieurs fabriques de drap et de ratine, et n’offre rieu de remarquable qu’une porte appelée portc de la Trinité. On prétend que cette cité existait du temps de Jules-César sur la montagne de Lacanal, à 300 mètres de la viile actuelle, qu’elle fut détruite pendant les guerres du comte de Toulouse, et rebâlie dans la plaine en 1262. Elle est la patrie de Fabre d’Eglantine. L’Aude arrose aussi la petite ville d’Alel, peuplée de 14,100 âmes, et connue pour ses eaux thermales. Narbonne, célèbre sous le nom de Narbo 300 ans avant notre ère, et surnommée Marlius par le consul romain qui, 450 ans plus tard, y fonda une colonie, est située sur le canal de la Roubine, qui, par l'étang de Sigean, communique avec la Méditerranée, On admire sa cathédrale gothique, et l’on voit avec intérêt, sur ses murs d'enceinte, dans ses églises et dans la cour de l’ancien arche: èché, plusieurs débris antiques
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bien conservés, Elle possède une société archéologique. C'est la patrie de Varron, poëte et guerrier, de l’empereur Marc-Aurèle, de l’orateur Fronton et du savant antiquaire Montfaucon, Au moyen àge, quatre fois plus peuplée- elle faisait des traités de commerce avec Alexandrie et Constantinople, et l'air qu’on y respirait était renommé pour sa pureté ; aujourd'hui, ville de 44,000 âmes, ayant pour port celui de La Nouvelle sur le canal, le miel de son arrondissement forme une des branches de son commerce, mais les émanations des marais d’alentour ont un effet pernicieux sur la santé de ses habitants.
L'extrémité orientale des Pyrénées donne son nom au département que nous allons parcourir !, Il est divisé en trois petits bassins qu'arrosent le Gly, la Tet et le Tech, qui coulent dans la direction générale de l’orient, Son climat est chaud, et l’hiver on y éprouve une température printanière, Son exposition y développe la végétation des contrées orientales, dont la vigueur se fait principalement remarquer dans les vallées du Carol, de la Tet et du Tech; les grenadiers y forment une partie des haies ; les champs sont couverts de müriers, d'oliviers et d’orangers; le serpolet, le genièvre, la lavande ct le romarin couvrent les terrains incultes et les flancs des montagnes, et les vents portent au loin leurs parfums agréablement mélangés ; la vigne, excitée par les chaleurs de l'été, produit une grande quantité de vins, dont les deux cinquièmes sont livrés au commerce : les coteaux de Collioure, de Salces et de Rivesalles sont les plus estimés, Cependant, pour faire ombre au tableau que présentent tant d’avantag : physiques, nous devons dire que pendant la brülante saison, l’aridité règne souvent sur ce pays jusqu’au bord des rivières que l’inclinaison de leurs lits met alors à see, ct que dans Ja saison des pluies ou pendant la fonte des neiges elle transforme en torrents dévastateurs. Nous devons encore dire que les terrains qui bordent la mer, formés par des atterrissements, ne sont, jusqu’à l'embouchure du Tech, que des plages marécageuses dont les émanations nuisent à la prospérité de plusieurs cantons, et produiraient l’efiet le plus funeste sur la population, si l'air n’était de temps en temps purifié par un vent du nord-ouest appelé Tramontane,
1 Contenances imposables. T ; hectares hectares | Propriétés bâlies, . . . , . , . . 619 Landes, patis, bruyères, . . . . . . 188,408 | Oseraies, aulnaies, saussaies, . . 88 Terres labourables, . . . . . . .. 2,555 :
at ” A ei PU en es Contenances non imposables. Vignes. + « + + + + + + «+ . « + 39,443 | Forûts, domaines non productifs. . . . 13,439 Prés. , 4 + + + » «9,796! Rivières, lacs, ruisseaux. , . . . * 6.376 Cultures diverses. . . . . . . . . 7,185} Routes, chemins, places publiques. , . 3,670 Étangs, abreuvoirs, mares, canaux. , + 5,098 | Cimcetières, églises, presbytères, bâti Vergers, pépinières et jardins. , . ,. , 1,125] ments publics, . , . , , . . 114
porce qu’il traverse les montagnes de Corbières, que nous avons vucs s'étendre dans le département de l’Aude.
Perpignan, siège de préfecture et d’un évêché suffragant de l’archevéché d'Alby, est située sur la rive droite de la Tet, et sur la petite rivière de la Basse. Elle est à 2 lieues de la mer, au pied d’une colline, et probabloment non loin de l'emplacement de l’ancienne cité municipale de Flavium Ebusum. Ses vieilles fortifications et les travaux élevés d’après les principes de Vauban ont été presque entièrement renouvelés en 1823, Du haut de ses remparts, la vue s’étend sur une plaine magnifique bordée par des montagnes que domine vers le couchant le pic du Canigou, toujours couvert de neige. Sur le cèté opposé, plusieurs percées naturelles faites au milieu des plus riants coteaux laissent voir la mer qui se déploie dans le lointain, La citadelle, dont le sol élevé est traversé par un puits intarissable, domine toute la ville, que l’on distingue en neuve et vieille ; les casernes, bâties par Louis XIV pour contenir 5,000 hommes, occupent l’un des deux grands côtés de la vaste place d’armes. Il ne manque à l’église de Saint-Jean qu'un portail pour être un bel édifice : elle l'emporte cependant sur l’hôtel-de-ville, le palais de justice et l'hôtel des mo”naies. Nous ne dirons rien de la salle de spectacle. Le collège, la bibliothèque contenant 43,000 volumes, le cabinet de physique, la collection d’histoire naturelle, le jardin botanique et la pépinière départementale sont certainement fort utiles, mais n’ont rien de comparable à la bergerie impériale, hors des murs de la ville, établissement dont on admire la belle tenue. Perpignan est le centre d’un grand commerce de vins, d’eau-de-vie, de laine et de soie. Cette ville possède une société philomatique et une société des sciences, belles-lettres, arts industriels et agricoles. Dans ses murs mourut, en 4285, le roi Philippe le Hardi, et naquit Jean Blanc ou Blancha, qui, fidèle à Jean IF, roi d'Aragon, le défendit avec opiniâtreté contre les Français en 4878. Nous ne devons pas oublier la jolie petite ville d'Estagell, patrie de l'illustre savant François Arago.
Prades, dans une vallée profonde, est une petite ville mal bâtie, mais propre, dont l’église renferme l’une des plus riches chapelles qui existent en France. On sent ici le voisinage de l'Espagne. Près du col de la Perche, la place forte de Mont-Louis, défendue par une belle citadelle quadrangulaire, est une des villes de France les plus élevées au-dessus du niveau de la mer. Villefranche, protégée par un château, est presque entièrement bâtie en marbre. Sur la rive gauche du Tech, Elne, peuplée de 4,200 habitants, est l’ancienne Jelena, plus anciennement encore {4-
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biris, célèbre par le campement d'Annibal sous ses murs. Cérel, peu peuplée, entourée de hautes murailles, renferme le pont le plus hardi qui existe en France; il est d’une hauteur prodigieuse, et formé d’une seule arche, dont les culées, bâties sur deux rochers, lui donnent une ouverture de 45 mètres, Collioure, autre petite place de guerre, entourée d’une vieille muraille, mais défendue par trois forts et un château, possède une école de navigation. Port-Vendres, près de la frontière, n’était, sur la fin du dix-huitième siècle, qu’un petit port qui pouvait à peine rivaliser avec celui de Collioure, dont elle est peu éloignée; elle doit sa prospérité au maréchal de Mailly, qui, à cette époque, était gouverneur du Roussillon. Il devina le parti qu’on pouvait tirer de sa position : son port, qui avait été comblé, fut reconstruit; un bassin qui peut contenir 500 vaisseaux fut creusé ; et maintenant Port-Vendres, enrichi par le commerce, est une petite ville bien bâtie, dont la place publique est ornée de fontaines et d’un obélisque en marbre de 35 mètres de hauteur.
Des sources de la Tet il suffit de traverser quelques gorges pou' se trouver dans les deux principales vallées qui donnent naissance à l'A; 4e, Le département! que cette rivière arrose est couvert de montagnes, de forêts et de pâturages. Deux climats distincts partagent soi: territoire : la partie méridionale est par son élévation exposée aux froids les plus vifs et à de grandes chaleurs, tandis que les vallées de la partie septentrionale éprouvent la douceur des climats tempérés, Ces vallées, couvertes de prairies abondantes, ont encouragé la multiplication des troupeaux et l'éducation des abeilles. La nature du sol y compense l'insuffisance des vignes par l'abondance des céréales qui produisent au delà de ses besoins; l’industrieuse activité de ses habitants a mis à profit ses richesses minérales : on y épure le fer, on y fabrique de l’acier, et le nombre de ses forges à la catalane place ce département au premier rang pour ce genre d'industrie.
En approchant de la petite ville de Foix, dans la vallée de l’Ariége, la vue de son château composé de trois tours gothiques, le nombre des usines établies sur la rivière, le souvenir de la place brillante qu’occu-
. Contenances imposables. hectares hectares | Oseraies, aulnales, saussaies, , . , . 750 Terres labourables. . + , . . . . 148,391 | Culturesdiverses, . . , , . . . . 394 Mig ait péis, Hruyérèns MAto gts Contenances non imposables. prés... , . . + . * . . . . . 33,922! Forêts, domaines non productifs. . , . 20,509 Vignes, 4 4 . « … . . ... + . 11,591 | Routes, A 6,14 Vergers, pépinières et jardins. 0 + 1,679 | Riv'ères, lacs, ruisseaux. . 3,854 bropriétés bâties, . . , . 1,414) Cimeiières, églises, bresbytères, bâti-
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