‹ Géographie de Grégoire de Tours, le pagus et l'administration en Gaule;Chapitre 5 sur 36 · H. E,, VII · texte numérisé non relu

H. E,, VII

5. Testamentum Bertranni, ep. Cenomannensis, an. 615, DipL et Chartes, t. I, p. 215.

6. Donations de Théodile en faveur de la basilique de Saint-Denis, 627, Dipl. et Char., t. I, p. 227.

rares dérogations à cette sorte de règle imposée par l'habitude au langage désordonné de l'époque mérovingienne,

Caslrum et Caslellum indiquent des places fortes ou fortifiées : c'est Dijon avec ses hautes murailles et ses trente-trois tours* ; Melun enveloppé par deux bras de la Seine; Coblentz, Tonnerre, Vendôme, Blaye. Beaucoup de castra remontaient aux époques celtique et romaine , et la plupart ont dû à leur position de conserver leur importance. Il y a une localité que Grégoire de Tours appelle également du nom de castrum et de celui de vicuSy c'est Chinon; il écrit au chapitre xxii de la Gloire des Confesseurs, Cainonense castrum urbis Turonicœ^ et au chapitre suivant du même ouvrage, Cainonensis viens.

Viens. Habituellement ce mot indique une locaHté un peu plus importante que le mot villa; il y a même des vici considérables; de ce nombre était Aquis Neri^ , lieu célèbre au temps des Romains , comme on peut le voir par la table de Peutinger et les Itinéraires^. Toutefois, avec son indécision de langage habituelle , Grégoire fait quelquefois de vicus le synonyme de domus : il écrit dans la Gloire des Martyrs, ch. xxx : Iciodorensis vicus ^ et au chapitre lxvi, Iciacensis^domus in Arverno, Issoire. Dans ce même ouvrage , à deux chapitres de distance ^, nous trouvons Seœciacensis vicus et Sexciacensis domus. Dans la dépendance du vicus étaient quelquefois bâties d'autres localités ; en voici un exemple : Quidam de villa Themello

1. Grégoire de Tours donne une ample description de ce Castrum, H. E.^

2. Dans Grégoire, V, P., c. 9, Nereensis vicus^ 3: Édition de M. Renier, p. 248.

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