XCVII. — SICCESl
Sous ce nom, nous pourrions voir le municipe de Siga, dont nous avons déjà parlé à Tarticle de Ita. C'était une ville célèbre de la Maurétanie césarienne, située vis-à-vis de Malaga d'Espagne et qui fut la résidence royale de Sj^phax. Il n'est pas croyable, en effet, que, au temps où Hunéric sévissait contre les catholiques et où l'Afrique comptait un si grand nombre d'Évêques, une ville de premier rang n'eût pas d'Évèché. Au contraire, il n'est pas étonnant de trouver dans les manuscrits Siccesitanus au lieu de Sigensis.
L'Itinéraire d'Antonin met le municipe de Siga entre Portus Gaecilii et Portus Sigensis ; il mentionne, en outre, Antisiga entré Portus Gaecilii et ad Fratres. Il y avait donc trois localités portant le nom de Siga et très voisines l'une de l'autre. Le municipe de Siga est représenté par les ruines de Takembrit, situées sur la rive droite de la Tafna et à cinq kilomètres de l'embouchure de cette rivière où était le port de Siga.
Ptolémée nomme la colonie de la ville de Siga et le fleuve de Siga, qui est la moderne Tafna. Scylax écrit la ville de Sigon. Pline la nomme Siga Oppidum ainsi que Solin, tandis que Pomponius Mêla l'appelle urbs parva. Le port de Siga porte aujourd'hui le nom de Rachgoun, jadis Archgol, qui peut être une altération de Ras Sigon.
MARTIN. Cet évêque assista, dans les rangs des Donatistes, à la Conférence de Garthage de 41 1 . Il y répondit à
rappel ' : J'ai donné mandat et j'ai souscrit y mais sans faire aucune mention d'un Évêque catholique.
EMPTACIV8. La notice le mentionne le quatre- vingtième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui, convoqués à Garthage par le roi Hunéric, furent, après cette réunion, exilés avec leurs autres collègues.
Il y aurait eu des Évêques titulaires de Siga :
Daniel- Jean- Antoine de Gebsattek, 6 mai 1748 ;
Augustin Baines, 29 janvier 1823.
XGVIII. — SITA.
La notice de 482 attribue Sita à la Maurétanie césa- Tienne. Or, l'anonyme de Ravenne qui a reproduit les géographes plus anciens dont les données sur cette partie de l'Afrique sont perdues, mentionne la colonie de Sita après ad Rubras. Ce nom, du reste, peut être confondu avec Siga et Ita, et encore atec Sira. Nous avons parlé ci-dessus de Ita, des Aquae de Sira et des diverses Siga.
La ville actuelle de Lalla Maghnia s'appelait jadis Numerus Syrorum et la rivière qui y passe porte encore le nom de Oued Bou Sir.
SATVRNE. Cet évêque était de la secte des Donatistes et assista dans leurs rangs à la Conférence deCarthage en 411. Il n'eut pas d'opposant catholique et à l'appel il répondit ^ : J'ai donné mandat et j'ai soicscrit.
» Cog. 1. 197.
2 Ibid.'198.
REPARAT. La notice Tinscrit le cent douzième parmi les Évèques qui, s'étant assemblés à Garthage en 484, furent exilés par ordre du roi Hunéric.