PRO. SAL. ET. INCOL. REG. MASVNAE. GENT
MAVR. ET. ROMANOR. CASTRVM. EDIFIC. A. MAS
GIVINI. PRAEF. DE SAFAR. IIDER. PROa CAST RA. SEVERIAN. QVEM. MASVNA. ALTAVA. POSVIT ET. MAXIM. PROC. ALT. PERFECT. PP. CCCCLXVIIII
' Cogn. 1. 210.
2 Corpus. 9835.
Une autre inscription d'Altava fait également mention de Safar. On peut donc conclure de ces textes que Safar était dans la région d'Altava. La notice de l'empereur Léon le Sage met dans la Maurétanie césarienne une ville nommée Suffar qui aurait eu encore des Évèques à la fin du neuvième siècle.
VICTOR. Il est le troisième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui furent exilés par le roi Hunéric avec les autres Évêques de l'Afrique en 484, après rassemblée de Carthage.
cil. — SVFAR. II.
Nous ne connaissons pas la seconde Sufar plus que la première, mais la notice nous montre qu'elle appartenait aussi à la Maurétanie césarienne.
ROMAIN. Cet Évêque est porté le quatre-vingt-septième sur la liste des Évèques de la Maurétanie césarienne et il est appelé, comme Victor, Évêque de Sufar, sans qualificatif. Il faut donc admettre qu'il y avait, dans cette province, deux Sufar. Sans doute, ainsi que nous l'avons dit
plus haut, il peut y avoir erreur dans la notice, il peut
aussi y avoif erreur dans le nom. Pour une raison que nous ignorons, il peut y avoir eu en même temps deux Évêques dans la même ville. Antérieurement, il avait été décrété, au sujet des Évêques donatistes qui se repentiraient, que, s'ils revenaient à l'unité catholique, les
diocèses où les deux partis avaient existé simultanément seraient divisés en parties égales^ c'est-àdire qu'une des localités qui les composaient^ appartiendrait à l'un des deux Èvêques et une partie à l'autre^ et cela dans les conditions que le plus ancien dans l'èpiscopat ferait le partage et que le choix serait laissé au plus jeune ^ C'est pourquoi saint Augustin, parlant de la conversion des Donatistes, écrivait à Boniface ^ : Qu'ils viennent à la véritable Église du Christ, c'est-à-dire, à notre mère, l'Église catholique, qu'ils y soient clercs, qu'ils y soient Evêques pour son utilité, après avoir été ses adversaires avec hostilité. Ce temps des divisions, du reste, était passé. Ajoutons que l'un ou l'autre Évèque a pu être appelé de Sufar, par contraction, pour Sufasar, dont nous allons parler.
cm. SVFASAR.
D'après l'Itinéraire d'Antonin, Sufasar était située à dixneuf milles de Malliana et à quinze milles de Velisci, à seize milles d'Aquae et à la même distance de Caput cella. Il a été, dès lors, facile de reconnaître Sufasar dans les raines d'Amoura, qui dominent la vallée du Chélif. Les ruines sont importantes ; elles s'étendent sur un plateau appuyé contre des collines. On y remarquait une forte-
1 Cod. eccl. afric. can. 118.
« Ep. 185. n. 46.
resse byzantine de quatre cents pas sur trois cents, un aqueduc qui amenait dans la ville les eaux d'Aïn Tolba et une nécropole située au sud de la ville. Des villas étaient disséminées aux environs, sur les deux rives du Chélif.
L'anonyme de Ravenne mentionne Safasa qui peut fort bien être une erreur de copiste pour Sufasar.
REPARAT. Il assista, dans les rangs des catholiques, à la Conférence de Garthage de 411. Après la lecture de sa souscription, il rendit de son église ce témoignage ' : Elle n'a point d'opposant, celui qui y était n'y est plus. Le diacre donatiste Habetdeum en donna cette explication : il vient de mourir, ^nodo recessit. Le diocèse de Réparât s'étendait sans doute au loin, car lorsque Tévêque donatiste de Numidia se vanta ensuite de n'avoir point chez lui de traditeurs, Réparât ajouta ' : C'est mon diocèse, fai là un prêtre ; il y veille comrae vous. Nous ferons remarquer que, à cette époque, les diocèses qui n'avaient point d'Évêque catholique, appartenaient à ceux qui y envoyaient leurs prêtres.