POT P P
A TIGAVI
> Inédit.
Plusieurs de ces milliaires sont de Tépoque chrétienne et portent en tête le monogramme du Christ, ce qui, du reste, n'est pas rare en Maurétanie et en Numidie.
Les restes de la basilique chrétienne de Tigava sont des colonnes avec leurs chapiteaux et une mosaïque qui doit provenir du baptistère. On y lit * :
TV MODO FRVMENTI
DOMITO VIRTVTE
REBELLI
RESFMCIS AC REPARAS
DVMIS CONTECTA
LAVACRA
Frumence peut être le nom d'un Évêque de Tigava, qui aurait fait restaurer le baptistère détruit après une incursion des Barbares.
Sur une grande dalle, nous lisons l'invocation suivante- :
HIC PAX f AETERNA MORETVR
Un grand dolium trouvé avec quantité d'autres offre sur le bord de son orifice des caractères tracés à la pointe. Les premiers mots sont : ora pro qui fecit.
De récentes découvertes ont permis d'attribuer à Tigava un illustre martyr, saint Typasius le vétéran.
PRIM08V8. Il gouvernait l'église de Tigava lorsque fut tenu à Carthage, en 407, le onzième Concile de ceux d'Aurèle, appelé aussi le huitième d'Afrique. On y rechercha, en effet, Primosus, comme le montre le quatre-vingt-
1 Corpus. 10946.
» Corpus. 10947.
dix-septième canon du recueil, et on y dit que les Évêques de la Maurétanie césarienne témoignèrent qu'ils avaient chargé les notables de Tigava de lui remettre leurs lettres de convocation, où ils le sommaient, conformément aux instructions de leurs principes ou notables, de se trouver présent au Concile plénier, et qu'il ne s'y trouva pas '. Ce même Primosus n'assista pas non plus à la Conférence de Carthage, soit qu'il eût voulu encore une fois éviter d'être jugé, soit qu'il ne fût plus de ce monde.
PALLADE. Il fut du nombre des Évêques qui se rendirent à Césarée, en 418, pour y assister à la discussion que saint Augustin devait avoir avec le donatiste Émérite '. Il se rendit avec les autres à la salle de réunion, comme ea témoigne saint Augustin, et il assista à cette conférence-
CRESCENT. Il figure le soixante-huitième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui, après la réunion de Carthage, en 484, furent condamnés à l'exil par le roi Hunéric avec tous leurs collègues.