‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 2)Chapitre 15 sur 219 · A. P CCV · texte numérisé non relu

A. P CCV

1 Ck)rpii8. 9834.

« Eph. VIL 674.

Une couronne renfermant Talplia et l'oméga et une colombe portant le rameau sont gravées avec ce texte sur le marbre. C'est un document crunc importance considérable pour l'étude des conunenceinents du christianisme en Afrique.

Près de cette inscription, une autre fut trouvée, non moins importante, laquelle porte' :

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L'area de (^ésaré(i mesurait trente mètres de longueur et quinze mètres de lari^eur. Au centre s'élevait un édicule, de deux mètres d(^ côté, ainsi qu'un autre }>lus petit : ils étaient voûtés et montés sur quatre murs à cintres ouverts. C'est là que les deux inscriptions ont été recueillies. Tout autour des édicules, dans l'enceinte de l'area et en dehors de l'enceinte, sur une grande étendue, on rencontrait des toud)es nombreuses, recouvertes de larges briques et dépourvues d'épitaphes. Auprès des édicules, les tombes étaient tellement entassées que l'on en comptait jusqu'à six les unes sur les autres dans la profondeur du sol. Ces particularités se remarquent également ;i Cartilage comme à Rome et sur beaucoup d'autres poiuts en Afrique. Dans la nécropole occidentale de Césarée, on a découvert, en outre, beaucoup de sarcophages chrétiens des plus intéressants et des monuments de toutes sortes.

A l'est de In ville, sur l'oued en Xeçara, ou des chré-

i IbiJ. n 958G.

tiens, il y avait une autre nécropole chrétienne. C'est de ce même côté qu'était ramphithéâtre où la vierge Marcienne soutint un glorieux combat contre les païens et les juifs de Césarée, le cinq des ides de janvier.

Césarée disparut à répo({Ue des invasion:^ arn])es. Cependant les avantages de son port y groupèrent plus tard une population qui s'y maintint assez longtemps et elle conserva le nom deChercholî qui paraît une altération du nom antique.

En 1830, quand l'Algérie fut occupée par la France, elle était complètement déserte, mais la ville s'est relevée depuis et a repris une certaine vie.

Le titre de Julia Césarée a été accordé à l'Évéque puis à l'archevêque d'Alger. Mais il faut avouer que le titre de Julia ne paraît pas avoir été jamais donné à la ville.

FORTVNAT. Cet Évêque se rendit, en 314, par la voie de Tanger et de l'Espagne, au concile d'Arles, avec son diacre Deuterius et il y souscrivit aux canons qui y furent faits ^

CLEMENT. 11 était Kvèque lors de la rébellion de Firmus en Maurétanie, c'est-à-dire, en l'année 372 et suivantes. Symmaque dans une lettre à Titianus ', le loue de ce que, selon son devoir de bon citoyen, il défendit Césarée, sa patrie, alors que le Trésor public réclamait aux grands de la ville l'argent déposé au fisc et enlevé par l'ennemi. 11 paraît, en effet, avoir obtenu de Yalentinien et de Gratien qu'on ne réclamât pas de l'argent d'une curie réduite à la misère et qu'on n'ajoutât pas, aux malheurs d'une ville si

i Hard. I, 267.

•-* Ep. 64, lib. I.

le nomme parmi ceux de la Césarienne. Ruinart fait remarquer, à propos de saint Maxime, martyr sous Dèce, que quelques anciens exemplaires de ses actes portent que Maxime a subi le martyre dans la province d'Arabia ; mais d'autres écrivent Asia au lieu de Ambia. Une inscription des Aquae de Sira, ville épiscopale de la Césarienne, porte ce qui suit^ :

numini

AQVARVM

SIRENS

PORCIVS

QVINTVS

DECALEX

PRAEPNVM

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