VIII. — AQVAE
Il y avait une ville du nom d'Aquae dans la Maurétanie césarienne, comme la notice le prouve. L'Itinéraire d'Antonin place la station d'Aquae entre Sufasar et Caesarea, à seize milles de Sufasar et à vingt-cinq milles de Césarée^ On a pu, dès lors, et sans peine, la reconnaître à Hammam Righa, qui signifie les eaux bonnes. Ptolémée les appelait Eaux chaudes USara ©spua. Ce sont des eaux thermales, salines ou ferrugineuses, s'élevant à quarante et cinquante degrés de température, très fréquentées aujourd'hui encore xîomme au temps des Romains.
Les ruines de la cité se voient sur un plateau, au pied du mont Zakkar. Au-dessus de la ville, au nord, on a retrouvé les restes d'une basilique dont l'abside en saillie^ mesurait six mètres de largeur. La longueur de Tédifice était de vingt mètres environ et la largeur à peu près de quatorze mètres. Il y avait une autre basilique moinsconsidérable à l'intérieur de la ville. La nécropole chrétienne a fourni plusieurs sarcophages remarquables.
HELPIDIVS. Il est nommé dans la conférence de Carthage de l'année 411 où on lit qu'il ajouta : * J*ai pour compétiteur Vèx>êque Réparât. Or, ce dernier qui était aussi présent dit : C'est lui-même , je le connais. Il en est encore fait mention plus loin parmi les Donatistes, lorsqu'il fit sa déclaration en disant • : j'ai donné mandat et j'ai soicscrit.
> Cog. r. 135.
» Ibid. 197.
1ANVIER. La notice Tinscrit le vingt-quatrième parmi les Évêques de la Maurétanie césarienne que le roi Hunéric -convoqua par un édit, à Carthage, en 484, avec les autres -Évêques d'Afrique, et qu'il condamna à Texil.