XVII. — BIDA
Ptolémée cite Bida parmi les colonies de la Maurétaiiie césarienne, où la notice de 482 place aussi cet Évêché. Elle donnait même son nom à une des huit limites dont le gouverneur s'appelait P7*œpositus lùniûis Bldensis sous les ordres du comte d'Afrique. Il y avait sous les ordres du duc de la Maurétanie un autre Praepositus limitis Bidensis, autrement Vidensis. Il se pourrait que Vida soit distincte de Bida. L'Itinéraire d'Antonin met le Municipe de Bidil, autrement Bida, entre Tupusuctu et Tigisi, ce que fait aussi l'anonyme de Ravenne qui écrit Bidda. Quant à la table de Pentinger, elle nomme Syda Municipium entre Ruzai et Tigisi. En outre, Ptolémée annonce, non loin de Bida, une autre ville nommée Badel, autrement
Badea. Julius Honorius mentionne le Bida oppidum après- Tupusuctu.
Comme la notice de TEmpire nomme l'un après l'autre le Castellum desBidenses, autrement Videnses, et celui des Badenses, on peut admettre, ainsi que nous Tavons dit cidessus, que Bida est distincte de Bada et de Vida. C'est une question très embrouillée.
Quant à la ville èpiscopale de Bida, on croit généralement qu'elle est représentée par les ruines de Djemâ Sahridj, village situé à l'entrée de la Kabylie. Les données fournies par les routiers concordent assez bien avec ce point, où se voient les restes d'une ville antique, qui a dû être une station militaire destinée à contenir les tribus belliqueuses de la Kabylie. On y remarque une belle piscine qui a donné son nom au village actuel, une fontaine qui coule dans un magnifique bassin antique, des mosaïques, des fragments de statues, des monuments de toutes sortes.
Ajoutons qu'un fragment d'inscription des environs d'Arzeu mentionnerait, selon M. Cagnat, un prœpositus Ifiniitis) B(idensis) ' .
CAMPAHVS. La notice le compte le quatre-vingt-cinquième j>armi les Évêques de la Maurétanie césarienne qui, ayant reçu du roi Hunéric, en 484, l'ordre do venir à Carthage,. Furent envoyés en exil avec leurs autres collègues.
^ Corpus. 9755.