‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 2)Chapitre 69 sur 219 · PRO . FILIO · texte numérisé non relu

PRO . FILIO

PIENTISSIMO

Un certain nombre de monuments chrétiens ont été recueillis à Alger depuis la conquête faite par la France en . 830. Les uns sont anciens et proviennent d'Icosium et le Rusgunise ; les autres sont plus récents et remontent au

1 Corpus. 9259.

temps de la piraterie barbaresque. Beaucoup de chrétiens de tout pays ont subi à Alger les horreurs de Tesclavage et plusieurs y ont souffert un glorieux martyre, comme le bienheureux Sérapion, le Père Le Vacher, le Vénérable Géronimo, etc.

Les prêtres de la Mission établis à Alger par saint Vincent de Paul, grâce à la duchesse d'Aiguillon, y avaient une paroisse pour les malheureux captifs et pour la maison consulaire de France en même temps que pour les négociants étrangers ; les religieux espagnols de la Rédemption y avaient un hôpital et une chapelle. Le consul de France avait sa chapelle et chacun des bagnes possédait aussi la sienne.

CRESCENT. Il était de la secte des Donatistes parmi lesquels il assista, en 411, à la Conférence de Garths^e. A l'appel de son nom, il dit ^ : J'ai donné mandat et j'ai souscrit,

LAVRENT. Il assista à Garthage, en 419, comme délégué de sa province, au concile convoqué par Aurèle et y souscrivit conformément à Tusage^. Saint Augustin, dans sa lettre au pape saint Gélestin, qui est la deux cent neuvième, indique assez clairement que Laurent fut privé de l'usage de la mitre et de la crosse ; car, après avoir rap' pelé la peine à laquelle d'autres avaient été condamnés, i^ ajouta : Un troisième Evêque de cette province (1^ Césarienne), Laurent y pouvait s'écrier dans les mêm^^ termes : Ou Je dois siéger sur cette chaire pour h

i Gog. l. 197.

'^ Hard. 1. 1250.

uelle j'ai été ordonne, ou je ne dois plus être roéque,

VICTOR. Il figure le icinquante-neuvième dans la liste des iVêques de la Maurétanie césarienne qui se rendirent à 1 réunion de Carthage en 484 par ordre du roi Hunéric t furent ensuite, à cause de leur profession de foi catho- [que, envoyés en exil avec tous leurs collègues d'Afrique.

Après un long veuvage et lorsque Alger fut redevenue hrétienne et française, elle eut de nouveaux Évèques, avoir : Charles Eugène, nommé au siège dlcosium n 1833 et peu après transféré sur le siège épiscopal de larseille. Avant lui, des vicaires apostoliques sans caracère épiscopal avaient administré la chrétienté d'Alger. Nous onnaissons plusieurs de ces vicaires apostoliques.

Le vacher, 1675-1683;

Ives Lorance, 1694-1706 ;

Lambert Duchesne, 1706-1735;

Charles Poirier du Bourg, 1742-1745 ;

Bossu, 1747-1757;

Théodore Groizelle, 1758-1762;

La Pie de Sévigny, 1763-1764 ;

Pierre-François Viguier, 1776 ;

Jean Alasia, 1793.

Mais celui qui vint, en réalité, réoccuper le premier le ège épiscopal d'Alger fut

ANTOINE Adolphe Dupuch, nommé en 1838 évèque Alger et de Julia Césarée, suflfragant d'Aix en Prorice.

UVIS Antoine Pavt/, nommé en 1846.

Un 1866, Alger devint un siège archiépiscopal, ayant

pour suffragants les Kvêchés de Constantine et d'Oran. Le premier titulaire fut

CHARLES Martial Allemand LavigeriCy cardinal de la sainte Église romaine du titre de Sainte-Agnès hors les murs.

PROSPER Auguste Dusserre, d'abord coadjuteur, le 27 février 1880, avec le titre d'Archevêque de Damas, puis successeur du cardinal Lavigerie, 1-892.

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