EXPEDITIO IMPERATORIS CONSTANTIN
C'est dans l'église principale de Césarée, en présence
» Corpus. 9400. — et VI. 3262.
« Corpus. 9356.
d'un grand nombre d'Évêques, que saint Augustin eut, avec Émérite,la conférence dont nous avons encore le texte.
Au livre de la Doctrine chrétienne ', le même saint Docteur rapporte que, se trouvant à Gésarée, il fit cesser une coutume barbare d'après laquelle les habitants partagés indistinctement en deux groupes se battaient frères contre frères à coups de pierre. La même coutume est pratiquée jusqu'aujourd'hui par les montagnards de la Kabylie.
Écrivant à Deuterius de Gésarée, au sujet de Victorin, diacre manichéen de Malliana^, saint Augustin lui dit ce qu'il a à faire dans toute sa province contre les adeptes de Manès, et nous voyons par là que cet Évêque soit comme Primat ou doyen d'âge des évêques, soit comme métropolitain, avait certaine autorité sur le clergé de toute laMaurétanie.
Des fouilles pratiquées à Gésarée sur l'ordre du cardinal Lavigerie ont mis au jour une area des premiers siècles, quand les chrétiens persécutés célébraient les saints mystères dans les cimetières. L'area se trouvait dans la nécropole de Touest, sur la voie romaine qui conduisait à Cartennae, et à gauche de cette même voie. Gest ce que montre l'inscription suivante ^ :
aream at sepvlchra cvltor verbi contvlit
et cellam strvxit svis cvnctis svmptibvs
ecclesiae sanctae hanc reliqvit memoriam
salvete fratres pvro corde et simplici
p:velpivs vos sato sancto spiritv
kcci.esta fratrvm hvnc restitvit titvlvm m. a. i.
severiani c. v ex. ing. asteri
Ep. 236.
Oorpus 9585.
Tn^ o.'U.-ni.r rrn::.^a:.: 1' '::.a e: l'oméga et une coloii.^»e i j. : ta: .r rv^-iA > :i: jr-tv^rr^ avec ce texte sur le marbrr. ^'.'r-^i ii; à:cu:rr.; iiiii- iLLii»rfciiice considérable poîir lV:u ir iv- • >v:.:;.e:.Or::.-^:.îs iu cbristiauîsme en Afriq:ie.
Frt- lie i:e::e i:i>o:l;.:!->n, ;:î> ;i lîre fat trouvée, non moin- iî::r»ortanîr. :.ia r!>- i rir .
U»\'*K\ ^: • •iU" -KA ÎN A«:
CViîîl î^: H <r !n : TA
^\ NT a: • .^!: • AirT \n- i\ i ianaf.
Ll lluGAlAî MMKÎ \ ;• i -ui- l*K: SHYTE K! **\l H\ \- [ ;.\ \! . \ \ î - } HATÎUB. FKCI
I/aiv-a .1».- (:é^ tré- :iie<:iKiit :ro:i:«^ métrés «l»^ lougiieur et quinze m" îre- «î^ 1 ir jeur. Au oentiv ^/-levait un édioule, de deux inétre> •!•• o«'»té, ainsi qu'un autre }»lus petit : ils étaient voûtés et montés sur quatre murs à cintres ouverts. C/e>t là queies deuxinsoription< ont été recueillies. Tout autour des é»iiiules, dans Tenceinte de Tarea et en dehors de l'enceiiiie. <ur une grande étendue, on rencontrait des tombes noml»reuses. recouvertes dt^ larges briques et dépourvues d'épitaphes. Auprès des édicules, les tombes étaient tellement entassées que Ton en comptait jusqu'à si^ les unes sur les autres dans la profonder.r du sol. Ces par^ ticularités se remarquent également à Cartliage comme ^ Rome et sur beaucoup d'autres points en Afrique. Dan^ la nécropole occidentale de Césarét-, on a découvert, eP outre, beaucoup de sarcophages chrétiens des phis intéressants et des monuments de toutes sortes.
A Test de la ville, sur l'oued en Ne^ara. ou des chré-
» Ibi'i. n 958G.
tiens, il y avait une autre nécropole chrétienne. C'est de ce même côté qu'était Tamphithéâtre oii la vierge Marcienne soutint un glorieux conibat contre les païens et les juifs de Gésarée, le cinq des ides de janvier.
Gésarée disparut à répo([Ue des invasions arabes. Cependant les avantages de son port y groupèrent plus tard une population qui s'y maintint assez longtemps et elle conserva le nom deCherchell qui parait une altération du nom antique.
En 1830, quand l'Algérie fut occupée par la France, elle était complètement déserte, niais la ville s'est relevée depuis et a repris une certaine vie.
Le titre de Julia Gésarée a été accordé à l'Kvêque puis à l'archevêque d'Alger. Mais il faut avouer que le titre de Julia ne paraît pas avoir été jamais donné à la ville.
FORTVNAT. Cet Évêque se rendit, en 314, par la voie de Tanger et de l'Espagne, au concile d'Arles, avec son diacre Deuterius et il y souscrivit aux canons qui y furent faits^
CLÉMENT. Il était Évèque lors de la rébellion de Firmus en Maurétanie, c'est-à-dire, en l'année 372 et suivantes. Symmaque dans une lettre à Titianus^', le loue de ce que, selon son devoir de bon citoyen, il défendit Gésarée, sa patrie, alors que le Trésor public réclamait aux grands de la ville l'argent déposé au fisc et enlevé par l'ennemi. Il paraît, en effet, avoir obtenu de Valentinien et de Gratien qu'on ne réclamât pas de l'argent d'une curie réduite à la misère et qu'on n'ajoutât pas, aux malheurs d'une ville si
i Hartl. r, 267.
•' Ep. 64, lib. r.
éprouvée, celui de laisser enlever ce qui restait après le pillage par Tavarice de ceux à qui on l'avait conservé.
DEVTERIV8. Il assista à la conférence de Carthage, en 411, et il fut préposé à la garde des actes. Après la lecture de sa souscription, le donatiste Émérite s'avança et dit ^ : Je le reconnais. Il est souvent fait mention de ces deux
Évêques dans les ouvrages de saint Augustin. L'un et l'autre vivaient même encore en 418, lorsque saint Augustin parla à Césarée *. Le saint Docteur appelle Deuterius Éveque Métropolitain, Il est probable qu'il n'entend pas cependant, par ce titre, désigner le Primat de la Maurétanie Césarienne, mais l'Évtque de la ville qui était la métropole de la province. Celle-ci avait le privilège de conserver les archives ecclésiastiques de la province. Nous avons vu un Évêque des Aquae de Byzacène appelé aussi métropolitain par Victor de Vite. Le môme terme se retrouve sur les monuments de Carthage.
Émérite, l'adversaire de Deuterius, est celui qui représenta les Donatistes dans la conférence. C'était un des sept Évêques que ceux-ci, comme déclare leur mandat, opposèrent aux catholiques^.
APOCORIVS. Il est le vingt et unième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui, appelés à Carthage, en 484, par le roi Hunéric pour l'assemblée générale des évêques, furent ensuite tous condamnés à l'exil.
CRESCENT. C'est une inscription de Césarée qui nous fait
' Cogn. I, 143.
•^ Cf. Ep. 236.
3 Cogn. I, 148.
îonnaître son nom, encore est-il bien incertain. Le texte^ lu reste, n'est point complet K
CHESCEN
SFILOFILVS