‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 2)Chapitre 91 sur 219 · DEF PUBLICO SS . HB · texte numérisé non relu

DEF PUBLICO SS . HB

AN PR CCVIII

Ce monument qui date du milieu du troisième siècle est, du reste, très remarquable, en ce qu'il mentionne le rôle de Varea dont nous avons parlé à l'article de Césarée. Il nous montre aussi que la dite tribu Numide était depuis longtemps installée dans cette région.

Serteï est dans la même région que Guesria et Oulad Agla et le monument qu'on y a trouvé mentionne aussi un decurio princeps gentis Numidarum, La mention de la tribu Numide se trouve également au Guergour. H y avait donc en ces parages, une grande tribu se développant de Test à l'ouest sur plus de quarante kilomètres et qui avait assurément un centre, mais nous ne le connaissons pas encore.

lANVIER. Il assista, parmi les Donatistes, à la Conférence de Garthage de 411. Il y répondit, à l'appel * : J'ai donné mandat et fax souscrit, mais je n'ai point de traditeurs chez moi. Alors Fortunatien de Sicca, un des sept mandataires des catholiques, dit : D'où êtes-votes? k quoi Janvier répondit : de Numidia, qui est en Maurétanie césarienne. A ces mots. Réparât, évêque de l'Église ca-

I Cog. 1. 188.

tholique de Sufasar, répondit : C'est mon diocèse :fy ai un prêtre, il y a veillé avec vous. Numidia se trouvait donc à une certaine proximité de Sufasar, aujourd'hui Amoura, ville épiscopale dont nous parlerons plus loin. Cette circonstance ne contredit pas les données des textes épigraphiques que nous avons cités.

VICTOR. Il est le cent dix-huitième sur la liste des Évoques de la Maurétanie césarienne qui, en 484, se rendirent à Garthage pour la réunion ordonnée par le roi Hunéric et furent condamnés à Texil, à cause de leur zèle pour la foi catholique. Victor mourut pour cette même foi en exil, comme le montre la note probatus ajoutée à son nom.

Numidia eut, plus tard, des Évèques titulaires, dont les noms suivent :

Alphonse Naselli, de Palerme, en 1728 ;

Sévérin Marie Gastelli, 27 mars 1765;

Etienne de Blanquet de Réouville, 28 janvier 1828.

LXXVl. — OBORI. I.

La notice montre qu'il y avait deux Obori dans la Mauritanie césarienne. L'une de ces villes avait un Évèque ®n 482 et l'autre n'en avait pas, car elle est comptée parmi <^©lles dont le siège épiscopal était vacant. Sur ces sièges vacants, nous ferons une remarque et nous observerons ^ue Majuca se rapproche de ïamazuca, Nabala de Tabla,

Tubuna de Tabunia, Maura de Amaura, toutes villes de la Césarienne. Les deux Obori ont absolument le même nom dans la notice.

PIERRE. Il est le soixante-douzième sur la liste des Évêques de la Maurétanie césarienne qui, en 484, se rendirent à Carthage pour l'assemblée convoquée par le roi Hunéric et préférèrent généreusement l'exil à l'hérésie Arienne.

LXXVIl. — OBORI. II.

La seconde Obori ne paraît pas être plus connue que la première et même en 482 elle était sans Évêque. Ptolémée signale une ville appelée Bunobora dans la Maurétanie césarienne, et El Bekri, auteur arabe du douzième siècle mentionne la ville de Boura, entre Tiharet et Auzia. D y a encore, au sud d* Auzia, plusieurs localités qui portent nom d'El Bouri.

Page 1