LXXXI. — NARAGGARA
Naraggara, autrement Nadagara ou Maraggara, appelée aujourd'hui Mraou, mais complètement ruinée, se trouvait entre Sicca et Thagura, à cinq journées de Carthage, comme le rapporte Tite-Live^*), et dans la Numidie Proconsulaire.
L'Itinéraire d'Antonin, place Naraggara, à trente-deux milles de Sicca, à vingt-cinq milles de Thagaste, et à vingt
(1) Hard., Conçut, I.
(2) Cogn., I, n. 133.
(3) Ihid., n. 206.
(4) Lib. XXX, cap. xxiv, n. 29.
milles de Thagura. La Table la met à quinze milles de Gegetu. Toutes ces domiées montrent que Naraggara ne peut être à Ksar-Djabeur, mais à Fedj-Meraou, altération du reste de Tancien nom que Polybe écrivait Margaron. D'autre part à Meraou se voient de grandes ruines qui ne peuvent être que celles de Naraggara. On y a retrouvé un certain nombre d'épitaphes chrétiennes, entre autres celles d'un clerc <^^ :
III KLD DECB SERBVCA CLERICVS ANNORVM COBITFIN
Nous lisons ce texte : /// Kalendas decemhris Serlmca clericus annorum C ohiit fidelis in pace. Il est assurément remarquable à plus d'un titre.
FAVSTIN. Il assista parmi les Donatistes à la conférence de 411. Il y répondit à l'appel (2) ^ j^^^* donné mandat et j'ai souscrit. Nous ignorons s'il y avait alors à Naraggara un èvêque catholique.
MAXIMIN. Il est le quarante-huitième sur la liste des évéques de la province Proconsulaire qui, en 482, se rendirent à la réunion générale de Carthage, convoquée par ordre du roi Hunéric. A son nom est accolée la note Ici, pour marquer peut-être que Maximien subissait son exil au môme lieu que l'annotateur de la Notice.
(1) Ephem,, t. V, n. 798.
(2) Cogn,, I, n. 208.
VIGTORIN. Il souscrivit au concile de Garthage, réuni par Boniface, en 525(^) .
BENENATVS. Il assista au concile de la Proconsulairo célébré à Carthage, en 646, après la mort de Fortunius. Il y signa un des derniers la lettre que les Pères adressèrent alors à Paul, patriarche de Constantinople, pour le retirer des erreurs des Monothélites^^) dont il s'était fait le fauteur. Le texte de cette lettre est conservé dans les Actes du premier concile de Latran.
LXXXn. — NEAPOLIS.
Thucydide mentionne une Neapolis africaine et l'appelle un marché carthaginois (*^ Pline la qualifie de libre (*) et Ptolémée de colonie. Cette ville, située à douze milles de Putput et à quatorze milles de Curubi, existe et a conservé son nom de Nebeul. Cependant la bourgade actuelle n'occupe pas l'emplacement de la cité antique; elle est à vingt minutes du littoral. L'ancienne Neapolis se trouvait plus • près de la mer, mais son port si célèbre autrefois est comblé par le sable. Au temps d'Edrisi, il restait encore le château byzantin et les ruines de quelques édifices ; aujourd'hui il ne reste plus rien de la Nebeul-Kedima que son nom.
(1) Hard., Owk?., t. II, p. 1082.
(2) Hard., Omo,^ t. III, p. 761.
(3) Lib. VII, p. 621.
(4) HisU naU, lib. V.
Son titre de Colonia Julia Neapolis se lit dans la dédicace suivante ^^^ :
IMP. CAESARI
M. AVRELIO KAR
PIO FELICI AVG