‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 115 sur 198 · CI. — SERRA · texte numérisé non relu

CI. — SERRA

Nous verrons plus loin une ville épiscopale portant le nom de Vazi-Sarra, distinguée en conséquence par

(1) Haid., Cone,^ t II, p. 1082.

(2) lMd,t t. III, p. 750.

répithète de Sarra laquelle représente biea certainement une localité voisine. Nous ne voudrions pas assurer néanmoins que Serra soit la même que Sarra.

PROGVLVS. Il assista parmi les évêques catholiques à la conférence de Carthage en 411. Il y est appelé èvêque du peuple de la localité de Serra^^K Après la lecture de sa souscription, il dit : J'ai l'unité. A quoi le diacre de Primien de Carthage, Yalentinien, parlant de la secte donatiste, ajouta : Nous n'y avons personne.

Observons qu'il y a auprès d'Henchir-Bez qui représente Vazi un autre groupe de ruines qui porte le nom de Cherr et peut représenter Serra.

CIL — SICCENNA.

Siccenna était voisine de Sinnar, ainsi que nous le voyons dans la conférence de Carthage. Les Donatistes y avaient établi un évéque pour faire, autant qu'il le pourrait, opposition à Etienne de Sinnar dont le diocèse était entièrement catholique.

GTPRIEN. A la conférence de Carthage en 411 quand on eut lu la souscription de Tévêque catholique de Sinnar et que celui'<i eut ajouté (^) : J'ai l'unité y c'est mon Eglise,

(1) Cogn.^ I, n. 136.

(2) Cogn., 1, n, 133.

Habetdeam, diacre de Primien, repartit : C'est le diocèse de Cyprien de Siccenna : il en porte le titre et de là il veille sur Sinnar. On ne voit pas cependant que Cyprien ait assisté à la conférence ni qu'on lui donne le nom d'évéque de Sinnar parce que son autorité limitée à Siccenna le forçait à ne pas montrer tant de prétention. Siccenna serait-elle la même ville que Signasse dont les ruines se voient au pont romain, à sept milles de Drusiliana et à trente milles de Sicca?

Cill. — SICCA.

La colonie de Sicca- Veneria, autrement Girta-Nova, se trouvait entre -Naraggara et Musti, dans la Numidie Proconsulaire. C'est aujourd'hui la ville du Kef qui, au moyen âge portait encore le nom arabe de Ghakka- Benaria, altération du nom latin. Salluste et Pline, Ptolémée et Solin après Polybe, tous les auteurs anciens et modernes la nomment avec honneur. Elle devait son surnom de Veneria à un temple fameux de Vénus. Saint Augustin parle de Sicca dans ses écrits (^^ et saint Jérôme nous apprend (^) que Arnobe enseigna d'une manière très brillante la rhétorique à Sicca, en Afrique^ sofiis V empereur Dioctétien et écrivit contre les Gentils des traités que nous avons encore.

(1) Ép. CCXXIX.

(2) De vvr, iUust,^ oap. LXXIX. Chron. an.j 325.

IG

Sicca était donc très ancienne. Rattachée en 146 avant notre ère au royaume de Numidie, comprise un siècle plus tard dans l'Afrique nouvelle, Sicca fut érigée en colonie par César ou par Auguste, ainsi que l'indique son nom de Colonia Julia Cirta Nova.

Ce titre se lit dans les dédicaces retrouvées à Sicca môme^^' :

Q CASSIO QF QVIR

CAPITONI QPR

ID COLONI COLONI

AE IVLIAE CIRTAENO

VAE QVOD ANNO

NAM FRVMENTI DESVA

PECVNIA LEVAVIT

etc.

Un monument du règne de Gallien porte ^^) :

COLONI COL IVLVENE

RIAE CIRTAE NOVAESIC

CAE DD PP

Sur un autre monument nous lisons encore f^) :

MIRAE BONITATIS ADQVE IN

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