‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 194 sur 198 · CLXXV. — :ZAM A-LA-GRANDE · texte numérisé non relu

CLXXV. — :ZAM A-LA-GRANDE

Zama-la-Grande, autrement Zama-la-Royale, était située entre Assuras et Uzappa et elle répond au village et aux

(1) Cogn., I, n. 128 et 208.

(3) Hard., Ckmc., t. I, p. 1202.

ruines qui portent aujourd'hui le nom de Djamâ. Elle avait le titre de colonie, comme nous l'apprend la dédicace suivante, dont il ne reste qu'un fragment (^^

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Est-ce la Zama-Mizon ou Major de Ptolémée? Est-ce la Zama, ville libre, de Pline? Cet auteur y met une source célèbre et à Djama qui a conservé le nom de Zama se voient de fort belles sources. La Tahle de Peutinger met ZamarRegia sur la voie d'Altbiburus à Thysdrus, entre Assuras et Seggo, à dix milles d' Assuras et à vingt milles de Seggo. Le surnom de Regia peut marquer que Zama faisait partie comme Aquse-Regiae et autres villes du royaume numide de Micipsa.

Djama est à trente kilomètres environ d'Assuras, dans le massif montagneux qui domine la rive gauche de l'oued Massoudje. Le bourg actuel est situé sur un mamelon élevé de 850 mètres environ et entouré de tous côtés d'éminences à peu près de même hauteur. Les ruines y occupent un vaste terrain. On y remarque de puissants édifices ruinés, un fortin, une construction appelée Seraïamta-er-Roumi, des aqueducs, des citernes, des colonnes nombreuses et des débris de toutes sortes lesquels prouvent l'existence sur ce point d'une ville florissante.

Est-ce la Zama-Regia de Salluste, cette Zama vaste, qui s'étendait dans une plaine et qui était fortifiée par l'art plus que par la nature (^^ ?

(1) Tissot, Géog., t. n, p. 573.

(2) t/«y., n. 56 et seq.

Est-ce la Colonia Aelia Eadriana Augusta Zama Regia mentionnée dans un contrat de Tan 322 et conservé à Rome^^)?

Nous inclinons à le croire.

DIALOGVS. Il assista, en 411, à la conférence de Carthage. Il avait pour compétiteur le donatiste Montan, qui, après l'avoir entendu répondre à Tappel qu'il était présent, ajouta : Je le connais. Cependant on ne voit plus son nom cité de nouveau à l'appel comme celui des autres Donatistes; il aura été omis parla faute des copistes. Du reste Dialogus est dit évêque de Zama sans épithète.

Cette ville eut plus tard des évéques purement titulaires, dont voici les noms :

Thomas Melina, en 1729; Alexandre Alexandretti, en 1786; Gaétan Avorua, en 1801 ; Frédéric Scolepio, en 1830.

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