‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 54 sur 198 · XXXIII. — CARPI · texte numérisé non relu

XXXIII. — CARPI

La colonie de Carpi ou Carpos se trouvait en face de Carthage, de l'autre côté du golfe, à El-Meraïssa, le petit port, où l'on rencontre ses ruines, près des eaux thermales appelées aujourd'hui encore Hammam-Corbès. Ce sont les antiques Aqude-Garpitanœ y qui coulent au pied du djebel Corbès, forme arabe de la dénomination primitive. Pline, Ptolémée et autres anciens auteurs et géographes font

(1) Hard., Ckmc.^ t. III, p. 750.

Dans les Acte% des martyres Mazima, DonatiUa et Secunda, qui souffrirent à Thuburbo-la-Petite, il est dit qu'elles furent arrêtées dans une localité voisine assurément de Thuburbo et nommée Oephali ; eUes avaient été dénoncées en ce même lieu par une personne que les Acte% appellent Campitana et qui pourrait bien être une Can^pitana,

mention de Carpi. Les ruines de cette ville s'étendent sur plus d'un mille de longueur, du sanctuaire de Sidi-Ali-Reïs jusqu'à la mer. On y remarque un amphithéâtre creusé dans les flancs d'une colline et dont l'arène mesurait quarante pas de long sur vingt-deux de large. Au dix-septième siècle le port s'appelait toujours Mersa-Corbès. Depuis ce nom s'est perdu, mais un édifice situé à un kilomètre des eaux, s'appelle encore Kenisieh (église) et parait avoir été jadis une chapelle chrétienne.

Carpi était une colonie d'Auguste et son titre se lit dans une inscription retrouvée à Hippone-Diarrhyte et ainsi conçue ^^^ :

GENIO. COL. IVLIAE

HIPP. DIARR. SACR

COLONI. COL. IVLIAE

CARPIT anae, etc,

La ville est mentionnée plus tard dans une dédicace à l'empereur Constantin le Jeune ^*) :

DN. FLAVIO. IVLIO

CONSTANTINO. PIO

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