‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 81 sur 198 · COLONIA · texte numérisé non relu

COLONIA

AELIA

AVG. LARES

La ville était considérable et ses ruines couvrent une très grande étendue. La mosquée paraît avoir remplacé une basilique chrétienne, et on peut reconnaître une autre basilique dans un vaste édifice dont la forme apparaît distinctement. Lares était, du reste, fort ancienne, et Salluste en parle comme d'une ville forte (*J . Tous les auteurs et même les Arabes l'ont célébrée. Saint Augustin en parle dans sa lettre au comte Darius (*).

Voici les noms des évéques connus de cette ville :

HORTENSIANVS. Il prit d'abord part au concile de Carthage de l'an 252, dans lequel on traita la question des Lapsi^^^ . Il assista ensuite à un autre, le troisième que

(1) Hist. Pers. Vand,^ lih. I, cap. VI et. IX.

(2) Bell. Vand.f lib. II, cap. xxii et xxvin.

(3) CorjpuSy n. 1779.

(4) Jug., cap. XC

(5) Ep., CCXXIX.

(6) Hard., Conc, t. I, pp. 133 et 166.

saint Cyprien tint sur la question du baptême en 255. IJ y fit connaître son sentiment le vingt et unième.

VICTORIN. On sait qu'il assista, en 411, à la conférence de Carthage où, après avoir répondu à Tappel de son nom qu'il était présent, il eut contre lui Honorât qui dit^^^ : Je le connais. Puis il répondit lui-même à l'appel ^^^ : J'ai donné mandat et fai souscrit.

QVINTIEN. Victor de Vite^^^ mentionne deux évèques, Paul et Quintien, qui, au commencement de la cruelle persécution du roi Hunéric contre les catholiques, prédirent quelque chose des malheurs qui allaient fondre sur eux et que Dieu leur avait révélés. Aussitôt après, Victor de Vite nomme les deux cités de Sicca et de Lares, puis il fait mention des évêques, des prêtres, des diacres qui furent condamnés, même avant la réunion de Carthage, à Texil dans le désert. Or, comme ni ces deux cités ni ces deux évêques ne se trouvent mentionnés dans la Notice, il est permis de reconnaître dans Quintien, selon Tordre du récit, l'évêque de Lares. On peut donc dire que Quintien vivait vers l'an 480.

VITVLVS. Il souscrivit au concile tenu en 525 à Carthage par Boniface, sous le roi Hildéric^*^ Les évêques titulaires connus de Lares sont :

Denys de Eguiluz, en 1716; Jean Llano, en 1769;

(1) Coçn., I, n. 131.

(2) Ibid., n. 197.

(3) Pers. Vand., lib. I, cap. VI et vil.

(4) Hard., Conc., t. II, p. 1082.

Thomas Scotti, en 1794 ; Dominique Lombardi, en 1821 ; François Philippe, en 1886.

LXIIL — LIBERTINA.

Les anciens géographes ne nous ont rien laissé touchant cette ville ; mais, d'après ce qui a été dit à l'article d'Aptuca, elle devait se trouver dans la région de Bulla-la- Royale, et nous connaissons la position de cette dernière. Quant au nom de Libertina, il peut venir de soldats ayant appartenu à la classe des affranchis qu'on y aurait étabUs. Nous savons, par exemple, qu'Auguste enrôla deux fois des affranchis (^^ .

VICTOR. Il assista, en 411, à la conférence de Carthage et il y est appelé évêque de l'Église catholique de Libertina W. Lorsqu'il eut répondu : Je suis présent, ledonatiste Janvier s'avança et dit : Je le connais, &est mon diocèse* Mais Victor répliqua : Comme il n'y a là personne, ni

Eglise y ni qui que ce soit en com^munion avec lui, c'est en vain qu'il ment en disant que c'est son diocèse. Alors Janvier lui demanda : Etaient-ils en communion avec vous avant vos violences? Indiquant sans doute par là que les Donatistes de ce heu, après avoir abjuré leurs erreurs,

(1) Sueton, in Auç., cap. xxv.

(2) Cogn,, I, n. 116.

étaient, grâce au zèle de Victor, revenus à TÉglise catholique. Mais le débat ne finit point ainsi, car le donatiste Pétilien objecta : Dans le seul peuple confié aux soins de Janvier, notre collègue ici présent, dans un seul diocèse, sont établis quatre évêques contre lui, afin d'augmenter ainsi le nombre des évêques catholiques, A quoi Alype répondit : Qu'on lui demande depuis combien d'années il est évêque. Pétilien répliqua : Vous êtes quatre contre un. Enfin le clarissime Marcellin, qui présidait la conférence, mit fin à la discussion en disant : Tout ceci ne regarde en rien la question présente; qu'on achève la lecture commencée.

lANVIER. Il signa la lettre du concile de la Proconsulaire, adressée en 646 à Paul de Gonstantinople contre les Monothélites qu'il favorisait ouvertement ^^^

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