‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienne (volume 3)Chapitre 97 sur 198 · LXXVIII. — MVSTI I · texte numérisé non relu

LXXVIII. — MVSTI I

Musti, ville ancienne et assez connue, était située sur la grande voie de Carthage à Théveste et de Carthage à Cirta, à 30 milles de Lares, à 32 milles de Sicca, à 7 milles d'Agbia et à la même distance de Thacia. Dès lors il n'était pas difficile de la reconnaître dans les ruines qui ont conservé le nom de l'ancienne ville, savoir Henchir-Mest, autrement Sidi-Abd-er-Rebbou.

Le périmètre de la ville antique peut être évalué à im mille romain. Au centre, se voit une belle source ; à côté sont les restes d'un Nymphseum. Les deux portes monumentales de Musti étaient reliées par une belle rue, très longue, qui se confondait avec la grande voie de la Numidie. Sur l'un de ces arcs, qui date du règne de Gordien, on lit en toutes lettres l'ethnique Micstitanis^^K On a distingué deux parties dans la ville de Musti ou mieux deux cités distinctes, Tune civile et l'autre militaire, ce qui suffit pour expliquer l'existence des deux évéques qu'elle avait au temps de la conférence de Carthage et c'est pourquoi nous avons aussi distingué les deux évêchés de Musti tout en n'admettant qu'une seule viUe de ce nom.

(1) Hard., Conc, t. II, p. 1082.

(2) CorjntSy n. 1577 — Cf. n. 1579. — Ephem,, t. V, n. 582.

Sa vaste nécropole porte aujourd'hui le nom de Henchir- Aïn-Galian.

C'est à Musti que Regulus tua le serpent énorme dont parle Vibius Sequester(^) .

VICTORIEN. Il assista à la conférence de Carthage, en 411, parmi les évêques catholiques. Après avoir répondu à l'appel de son nom qu'il était présent ^^), il ajouta : J'ai pour adversaires Félicien de Musti et Donat de Tuïtis. Ce Félicien est celui-là même qui assistait en 393 au concile de Cabarsussi avec les Maximianistes^^) et qui condamna Primien pour être à son tour, Tannée suivante, condamné parles partisans de Primien au concile de Bagaï^*). Il est inscrit le onzième parmi les douze évêques qui avaient sacré Maximien. Aussi à la conférence, Alype, évêque catholique, fit une observation en ces termes : Au sujet de Félicien, est-il en communion avec Primien? Car, comme nous l'avons dit, cet évêque avait été maximianiste. Alors Pétilien de Cirta, mandataire des Donatistes, entra en discussion avec Alype de Thagaste et dit que cette affaire étant intérieure, Alype n'avait pas à s'en enquérir.

ANTONIEN. Nous lisons son nom le soixante et onzième sur la liste des évêques de Numidie que le roi Hunéric, après la réunion de Carthage, en 482, fit exiler avec leurs autres collègues. A cette époque Musti était comprise dans la Numidie Proconsulaire.

(1) Udit. Argent, Oherhin% p. 7.

(2) Cogn., I, n. 121.

(3) Aug., in ps. XXXVI, serm. II, n. 20.

(4) Aug., (Jont, Crescoti.y lib. IV, cap. iv. — Épist. CVl.

JANVIER. Il signa la lettre du concile de la Proconsulaire adressée, en 646, à Paul, patriarche de Constantinople contre les Monothélites(^L

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