‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 105 sur 181 · XC. — MVTIA · texte numérisé non relu

XC. — MVTIA

Comme Ja précédente, cette ville ne nous offre qu'uo Évêque Maximianiste ; elle appartient à la Byzacène comme la plupart des villes qui envoyèrent des Évêques à Cabarsussi. Mutia est connue par la table de Peutinger qui la met sur la voie de Carthage à Théveste, entre Althiburus et Ammaedara, à seize milles de chacune de ces deux villes et à la même distance d'Obba. Dès lors, on est à peu près certain que Mutia est représentée par les ruines d'ElGheria, car un milliaire portant le chiffre cent cinquante y a été^ retrouvé et c'est précisément la distance qui séparait Mutia de Carthage par la voie de Membressa.

Les ruines peu remarquables d'El Gheria sont situées près de la koubba de Sidi Brahim Amor, à cinq milles audelà de Toued Serrât, sur la rive gauche de Toued Megrassem.

LATIN. Il était, ainsi que nous venons de le dire, de la secte des Maximianistes avec lesquels il assista, en 393, au Concile de Cabarsussi. Il y signa la lettre synodale que saint Augustin nous a conservée ^ . Les manuscrits oftent les variantes Mugia, Mucia, Muciana et Mutia.

1 In p8. 36. n. 20. serm. 2.

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