‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 12 sur 181 · VII. — AGGAR · texte numérisé non relu

VII. — AGGAR

n y avait, dans la province Byzacène, plusieurs villes nommées Aggar. Nous trouvons aussi, dans la notice, deux Évêques qui ont porté en même temps le titre d* Aggar.

Si nous consultons la table de Peutinger, nous voyons qu'elle indique, sur la voie d'Althiburus à Thysdrus, à treize milles d'Uzappa et à quatorze milles des Aquae Regiae, une ville nommée Aggar, laquelle doit répondre aux ruines importantes de Sidi Amara. El Bekri, historien du onzième siècle, nomme encore cet endroit Aggar, et il mentionne la citadelle et le pont romain jeté sur Toued Djelf, au défilé de Foum-el-Afrit. C'est toujours cette voie que suivent les caravanes. Aggar avait le titre de colonie, ses monuments l'attestent et ils nous montrent aussi que la cité possédait une communauté chrétienne.

On remarque, à Sidi Amara, les restes d'une citadelle, d'un temple, d'une porte monumentale, du forum avec ses colonnades et ses portiques, d'un mausolée nommé Ksar Khima, etc. La Table, d'autre part, met dans le sud de la province une ville nommée Aggar-sel-Nepte. Ce nom, qui la distingue de la précédente, indique qu'elle se trouvait près de Nepte, la moderne Nefta. On a cru reconnaître Aggar-sel-Nepte dans les ruines romaines de l'oasis d'El Kalaa, près de Douz.

Il faut ajouter que Hirtius, dans son livre de la guerre d'Afrique, mentionne une ville appelée Agar, qu'il place à seize milles de Thapsus. On croit, et non sans raison,

que c'est la même que Pline appelle Acchar ou Aggar et qu'il cite après AchuUa, c'est-à-dire dans la région de Thapsus. On a cru retrouver cette ville à Beni-Hasseïn, grosse bourgade qui a succédé à une ville antique. Elle est située à quinze kilomètres sud sud-ouest de Leptis et à quatre kilomètres à l'est de Avidus. Il convient de mentionner aussi la station que l'Itinéraire d'Antonin appelle Agarlabas et qu'il place sur la voie qui mène des Âquae Tacapitanœ à Turris Tamalleni, dans l'extrême sud de la Byzacène.

La notice, donnant les noms de deux Évêques d'Aggar, sans faire de distinction entre les deux villes, nous pouvons indilféremment attribuer les deux Évêques à l'une et à Tautre.

DON AT. Il figure le cent- huitième parmi les Évoques de la Byzacène, cités par la notice, dans laquelle vient, de suite après lui. Vigile de Thapsus. Or, tous deux, appelés à Carthage, en 484, par l'ordre du roi Hunéric, furent condamnés à l'exil comme les autres Évêques.

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