‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 124 sur 181 · HONORE CONT . SP FET · texte numérisé non relu

HONORE CONT . SP FET

OB DEDIC . SPORTVLAS

DFJ)IT . L . DDD

Le titre de colonie y est confirmé à la ville qui avait du reste porté celui de Castellum, d'après cet autre texte ^ :

M . GENTIO QVAR TO CIVI CASTELLI

SVF . M . GENTI

VS . QVARTINVS

VETERANUS . FI LIVS . FEC

Nous savons, par un autre monument, que le nom de la colonie était colonia Aurelia-Sufetana '*.

Un Concile y fut célébré Tan 524^. Saint Fulgence, évèque de Ruspe, y brilla par sa modestie, car il demanda avec instance aux Pères du Concile de faire prendre le pas sur lui à rÉvèque Quodvultdeus, que, peu de temps auparavant, le Concile de Junca avait jugé devoir céder à Fulgence.

Une inscription grecque qui portait le nom de Justinien, celui de son épouse Théodora, et celui de Salomon, maître de la milice, prouve que Sufes fut restaurée et fortifiée après la conquête Byzantine ''.

1 Corpus. 258. Gagnât nouv. Explor. p. 66.

2 Corpus. 258.

3 In vita. 29.

*' Corpus, n. 259.

Sbiba,le nom actuel, répond à Tancien Sufibus et le nom de la plaine voisine, Bahiret Siftan, rappelle l'antique ethnique. Les ruines de Sufes, dont le pourtour peut être évalué à quatre milles, couvrent un plateau ondulé que baigne Toued Sbiba. Les restes les plus remarquables sont ceux de deux basiliques, dont la principale, ornée de trentesix colonnes encore debout et disposées sur six rangs, avait été transformée en mosquée.

Sufes paraît être le mot berbère Souf, rivière, à cause de l'abondance de ses eaux.

En 883, selon la notice de Léon le Sage, Sufes avait encore un Évêque.

PRIVAT. Cet Évêque assista, en 255, au Concile de saint Gyprien sur la question du Baptême des hérétiques. Il y donna son avis le vingtième K

MAXIMIN. Il assista, en 411, à la Conférence de Carthage, parmi les Évêques catholiques, mais un peu en retard ; car il n'avait pas signé le mandat. C'est pourquoi, lorsque le tribun et notaire Marcellin lui demanda ^ : Approuvezvotes le mandata il répondit : Je le donne et j'approuve. Dans la même assemblée, Maximin intervint au sujet de l'Évêque de Zella^. Il avait pour compétiteur un donatiste ardent, du nom de Pèlerin, qui l'avait devancé. Quand l'Évêque de Mididi eut déclaré que son église était catholique. Pèlerin répliqua ^ : C'est mon diocèse y j'y ai un prêtre nommé Victor. Interrogé à son tour, il ré-

2 Cogn. 1. 215.

3 Ibid. 163.

* Cogn. 1. n. 142.

pondit * : Tai donné mandat et j'ai signé. Maximin vécut jusqu'en 419, année où sa province le chargea de la représenter au Concile de Carthage. Son nom se lit dans la préface du septième Concile et aussi dans les signatures avec des variantes considérables*^.

EVSTRATE. Victor de Vite le mentionne parmi les Évêques catholiques exilés par Genséric sous la fausse accusation d'avoir attaqué dans leurs sermons les actes de ce prince^; mais on voit clairement qu'il rentra ensuite de son exil, car on le retrouve le vingt et unième sur la liste des Évêques de la Byzacène que le roi Hunéric exila, en 484, après l'assemblée de Carthage. Les martyrologes latins en font mémoire le vingt-huit novembre, mais il est communément appelé Eustache.

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