CXXX. — THALA
Outre la Thala de la Proconsulaire, il y en avait une autre dans la Byzacène. Celle-ci est mentionnée par Tacite S par Salluste ^ et par Strabon ^. D'aucuns prétendent même qu'il y avait, dans la Byzacène, deux villes du nom de Thala. Quoi qu'il en soit, nous connaissons une bourgade, qui a succédé à une ville romaine et qui porte aujourd'hui encore le nom de Thala. On la rencontre près de Mutia. Ses ruines sont considérables et leur pourtour peut être estimé à sept kilomètres. La ville antique occupait les pentes et le plateau de deux grandes collines. Une source abondante l'alimentait. D'après ses monuments, Thala aurait eu le titre de colonie ^.
VRBAIN. Il était donatiste et il assista, en 411, avec ses collègues à la Conférence de Carthage. A l'appel de son nom, il répondit^ : J'ai donné mandat et j'ai souscrit y sans faire aucune mention d'un Évêque catholique. C'est
ï Ann. 3. 21.
« Jug. 75. 89.
3 Lib. 17.
* Cagn. nouv. Explor. p. 72.
* Cogn. 1. 198.
à tort qu'Urbain a été attribué à Tabla de la Maurétanie césarienne.
FAVSTINIEN. Nous lisons son nom sur une table d'autel qui recouvrait des reliques de saint Majoric et qui a été trouvée à Thala même. L'inscription est ainsi conçue ^ :
a t Lo HIC MKMoRIA sci mAiORIci POSITA A FAVSTI MANO EPCO.
Il est probable que saint Majoric est le fils de la sainte Denyse dont parle Victor de Vite -.