CLV. — VEGESELA
Vegesela de Byzacène, distincte de Vegesela de Numidie, se trouvait, comme le marque l'Itinéraire d'Antonin, sur la voie de Sufetula à Théveste, à trente milles de
* Cog. 1. 126.
« n)id. 197.
Sufetula et à vingt milles de Menegese. On croit la retrouver à Henchir Rekba, au pied des montagnes qui séparent le bassin de l'oued Serrât de celui de l'oued el Hatob. Vegesela n'était pas très éloignée deCillium comme nous rapprenons par les actes de la Conférence de Carthage.
PRIVAT. H assista, en 349, avec Abondance d'Hadrumète et les autres Évèques de sa province au Concile de Carthage convoqué par Gratus. Il y proposa le canon suivant * : Il n'est pas permis à un Èvêque de recevoir un clerc étranger sans les lettres de son Èvêque ; de retenir chez lui ou d'enlever un laïque d'un autre diocèse pour l'ordonner à l'insu de l'Èvêque du diocèse auquel il appartient.
PRIÏATIEH. Il se rendit, en 411, à la Conférence de Carthage où, après la lecture de sa souscription, il désigna lui-même son rival, non de Vegesela, mais de Cillium. Il dit, en effet ^ : J'ai contre moi Donat de Cillium. Celuici dit alors : J'ai là des diacres ; c'est un peuple voisin; c'est mon diocèse. Et comme Privation lui demandait : Où se rèunissent-ils ? Donat lui répliqua : // est vrai que voi^ not4S avez interdit les lietcœ et les memoriœ des Martyrs. N'avais-je pas en cet endroit le prêtre Candide ? c'est-à-dire, n'est-ce pas vous qui avez chassé de là mon prêtre Candide ?
» Hard. 1. 686.
2 Cog. 1. 133.
CL VI. — VIBIANA.
Vibiana, distincte de Febiana, appartient comme elle à la province Byzacène. Elle devait, sans doute, son nom à un personnage appelé Vibianus. L'empereur Vibius Gallus fut proclamé dans Tile de Girba. Une dédicace de Telmin, l'ancienne Tamalluma, porte * :
SEX . COCCEIO VIBIANO PROCOS . PROVINXIAK . AF PATRONO n . D . D . P . P .
DONATIEN. Victor de Vite rapporte - que le roi Hunéric fit donner cent cinquante coups de bâton à Donatien de Vibiana et à Prsesidius de Sufetula, et qu'il les envoya en exil pour la seconde fois.
CL VII. — VIGTORIANA.
Victoriana était une ville de la province Byzacène qu'il ne faut pas confondre avec la villa Victoriana que saint Augustin dit " être à moins de trente milles d'Hippone Royale. Mais, du reste, elle nous est totalement inconnue.
' Corpus. 84. cf. n. 14.
2 Pers. Vaud. 2. 16.
3 Civ. Del. 22. 8. 7.
SATVRNIN. Il se rendit à Carthage pour le Concile de saint Gyprien, le troisième sur la question du Baptême, en 255. Il y donna son sentiment le cinquante et unième *.
6ETVLICVS. H fut du nombre des Donatistes, du parti de Maximien, qui, au Concile de Cabarsussi, en 393, condamnèrent Primien de Carthage, comme on le voit dans la lettre synodale de ce Concile^.
RVFINIEN. Il figure le quatre-vingt-huitième sur la liste des Évêques de la Byzacène que le roi Hunéric convoqua, en 484, à rassemblée de Carthage et exila ensuite avec leurs autres collègues. L'opinion de Ruinart que ce Rufinien est Tévêque retiré dans un îlot voisin de la Sicile, que saint Fulgence consulta lorsqu'il songeait à TÉgypte et aux ancienaes solitudes des moines, est tout à fait vraisemblable -K
POMPEIEN. Il se transporta à Constantinople vers la fin de Tannée 553 pour assister au cinquième Concile œcuménique, auquel il souscrivit en ces termes * : Pompéien, par la miséricorde de Dieu, Èvêgue de la sainte Église catholique de la cité de Victoriana, dans la province Byzacène, pareillement.
« Hard. 1.170.
55 Aug. serm. 2. in ps. 36. n. 20.
- In vita Fulg. 13.
* Hard. 3. 203
GLVIII. — VICVS ATERII.
Vicus Aterii était, selon la notice, une ville de la Byzacène et elle parait aussi avoir pris le nom du possesseur de ce domaine. La gens ateria était romaine. Gruter la nomme souvent K Le nom des Aterii parait également dans Tépigraphie africaine. Un groupe de ruines situé dans la Byzacène méridionale, à la limite de la Numidie, porte encore le nom de Bir el Ater.
Le monastère de Praecisu, quoique éloigné et situé au milieu du diocèse de Lepti Minus, dépendait de Tévêque de Vicus Aterii, ainsi que le constatait Tabbé Pierre dans le rapport qu'il présenta à Boniface de Carthage au synode de Tan 525, contre Libérât, primat de cette province, lequel, disait-on, voulait prendre diverses mesures contre les moines -.
D'autre part, on vient de retrouver à Henchir Zengrou, entre Giufi et Apisa, dans la Proconsulaire, l'inscription suivante^ :
IMP . CAES . DIVI TRAIANI . PARTHICI F . DIVI . NERV.E NEPOTI . TRAIANO HADRIANO . AVG PONTÏFICI . MAX
TRIE . POT . XIII a. 129