‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 174 sur 181 · VII. — SABRATA · texte numérisé non relu

VII. — SABRATA

Pline indique ainsi remplacement de cette ville célèbre de la Tripolitaine : Sabrata^ sur la petite Syrte *. Dans l'Itinéraire d*Antonin, elle porte le titre de colonie et elle est regardée par Isidore de Séville - comme une des trois grandes villes qui firent donner à cette province le nom de Tripolitaine, ce que Solin avait déjà auparavant indiqué en ces termes ^ : Les Orecs lui donnent dans leur langue le nom de Tripoli à cause des trois villes d'Oea, de Sabrata et de Leptis Magna, Procope* dit que Sabrata fut fortifiée par Justinien qui y fit construire une belle église.

Les auteurs arabes désignaient cette ville sous le nom de Sabrât enNefousa, d'une puissante peuplade, jadis chrétienne, appelée des Nefousa. Sabrata est représentée aujourd'hui par le bourg de Zouagha, le vieux Tripoli. Elle était située un peu au nord, sur le littoral ; ses remparts dessinent un vaste périmètre. On y reïnarque les ruines d'un amphithéâtre et d'une jetée. L'épouse de Vespasien,

1 Hist. nat.

« Orig. 13. 5.

« Polyhist.

* De œd. 6

Flavia Domitilla, était fille de Statilius Capella de Sabrata^ Le nom de Sabrata se lit sur un monument de Théveste - :

M. Aemilio

Clodiano

e. V. proc. augg. nn.

patrimonii

reg. Leptiminensis

item privatœ

REG . TRIPOLITANAE

OB . INSIGNEM . EIVS

innocENTIAm

SABRATENSES

PVBLICE

Si Sabrata est le Sibon de la notice de Léon le Sage, elle avait encore un Évêque en 883.

POMPEE. Il était à la tête de TEglise de Sabrata au temps de saint Cyprien, car il chargea Natalis, qui se rendait d'Oea au Concile de Garthage de Tan 255, de faire connaître son sentiment sur la réitération du baptême des hérétiques 3.

NADOS. Il assista parmi les Évêques catholiques à la Conférence de Carthage de 411. Après la lecture de sa souscription il dit^ : J'ai eu un compétiteur; maintenant y je n'en ai pas. Il désignait ainsi Donat, qui était Maximianiste et qui, ayant assisté, en 393, au Concile de Cabarsussi ^, avait été. Tannée suivante, condamné avec les autres consécrateurs de Maximien par le Concile de Bagaï^.

1 Ant. Afric. 1885. p. 58.

2 Eph. VII. 718.

3 Hard. 1. 178.

4Cog. 1. 133.

^ Aug. serm. 2. in ps. 36. n. 20.

^ Aug. cont. Cresc. 4.4.

VINCENT. Victor de Vite le mentionne parmi les Évêques exilés par Genséric ^, pour avoir attaqué dans leurs sermons la personne du roi sous le nom de Pharaon, de Nabuchodonosor ou d'Holopherne. C'est ainsi, en effet, que les Ariens interprétaient le langage des Évêques et les désignaient à la haine malgré leur innocence. L'exil de ces Évêques se rapporte à Tannée 450 ou environ.

LÉON. Il est le second des cinq Évêques de la Tripolitaine que le roi Hunéric appela à la réunion de Garthage en 484 et condamna ensuite à Texil avec leurs autres collègues.

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